28 décembre 2009
Record de ventes de voitures en 2009
Malgrè la crise, l'année 2009 se termine sur une chiffre record de 2.25 millions de véhicules neufs vendus en France. Il s'agit de la meilleure année depuis 2001. Le seul mois de décembre se termine sur un bond de 40 % des immatriculations. La prime à la casse aura bénéficiée aux constructeurs hexagonaux, mais assez peu à la sous traitance industrielle qui a subi une baisse moyenne d'activité de plus de 20 % sur l'année.
Une ruée des consommateurs chez les concessionnaires en fin d'année
Deux raisons liées au calendrier expliquent les très bons résultats de la fin d'année 2009 (nov. et dec.) :
- la baisse de la prime à la casse qui passera de 1000 à 700 € en début 2010
- le durcissement de la grille du bonus-malus qui abaissera de 5 grammes les différentes limites de CO2.

Baisse de la prime à la casse de 1000 € en 2009 à 700 € (puis 500 €) en 2010
Immatriculations en France
2000 2.13 millions
2001 2.25 millions
2002 2.14 millions
2003 2.01 millions
2004 2.01 millions
2005 2.07 millions
2006 2.00 millions
2007 2.06 millions
2008 2.05 millions
2009 2.26 millions
Les marques françaises profitent le mieux de cette hausse
Les marques françaises ont augmenté leurs ventes cette année de 12 % contre 6 % pour les marques étrangères qui sont redescendues à une part de marché à 46 %.
Cependant, le paysage est contrasté entre les 2 marques hexagonales. Lors de la première quinzaine de décembre, Renault progresse de 81 % alors que PSA n'enregistre qu'une hausse de 43 %. La marque aux chevrons qui n'a enregistrée qu'une hausse de + 24 % en décembre attend beaucoup de la nouvelle C3.
Une hausse des ventes qui profitent avant tout aux constructeurs et pas aux emplois dans l'Hexagone
Si les usines de PSA et Renault en France tournent davantage qu'en fin 2008, cette hausse des ventes est tirée majoritairement par les petites citadines (Twingo, Clio, Sandero, 207, 107, 206) fabriquées dans les pays à bas coût (Slovaquie, Slovénie, Roumanie, République Tchèque, Turquie).
Une chute de plus de 20 % de production chez les sous-traitants
La prime à la casse a couté 600 Millions d'€ en 2009 au gouvernement et représenté 27 % des ventes de véhicules. Si aucun site d'assemblage n'a été fermé en France, comme s'y était engagé les constructeurs, la récession a touchée durement la sous traitance avec une baisse moyenne d'activité de plus de 20 % sur l'année. Si la prime à la casse a indéniablement bénéficiée aux marques tricolores, elle a eu moins d'effets au plan social.
Source : Journal Les echos - 28 décembre 2009
29 septembre 2009
SBFM repris par Renault
Le tribunal de commerce de Lyon a décidé aujourd'hui d'accepter le projet de Renault SA de reprendre la fonderie SBFM, basée près de Lorient. La fonderie compte 507 salariés.
La décision prendrait effet au 1er octobre 2009. Renault redevient l'actionnaire principal de la SBFM. "Il n'y aurait aucun licenciement et les postes CDI et CDD seraient tous maintenus" d'après M. Le Gourvellec, secrétaire CGT du comité d'entreprise de la SBFM.
La SBFM appartenait au groupe italien Zen, spécialisé dans la fabrication de pièces mécaniques. Elle avait été placée en redressement judiciaire en janvier. Rappelons que Renault avait également repris la fonderie sous pression de Cléon (ex Teksid FAC) dans son giron.
Source : www.lefigaro.fr
12 juillet 2009
New Fabris menace de faire sauter l'usine
Les 366 employés du sous traitant New Fabris à Châtellerault, en liquidation judiciaire, menacent de faire sauter l'usine si une indemnité de licenciement de 30.000 € n'est pas versée à chaque employé.
Les salariés se basent sur les sommes versées selon eux par Renault et PSA à quelque 200 salariés licenciés du groupe Rencast.
L'ultimatum est fixé au 31 juillet prochain.
Reportage journal de 20 heures : Video TF1

Les employés ont installés des bouteilles de gaz et retiennent "en otage" les pièces fabriquées pour Renault et Peugeot (pour une valeur de 2 M€), les 2 principaux clients.

New Fabris - Nouvelle machine de fabrication de dessus de carter
Jeudi prochain, une délégation de New Fabris, se rendra au siège de Renault pour essayer de négocier une indemnité.
Commentaire
Trois raisons expliquent sans doute ce type de radicalisation dans les conflits:
- Le personnel pense qu'il ne retrouvera pas facilement du travail dans le contexte de récession actuel et cherche donc à tirer le maximum de la fermeture de son usine
- Les sommes "extravagantes" allouées au secteur bancaire dans le monde pour le soutenir donnent des idées "si on a pu trouver des centaines de milliards pour sauver les banques, pourquoi pas quelques dizaines de millions d'euros pour nous"
- Les salariés sont comme nous tous "des enfants de la télé". Il n'y a pas d'existence du conflit social sans passer dans les média et comment mieux attirer l'attention de la presse ...et des blogs (sic) sinon en annonçant une "action spectaculaire". Certains commentateurs ont d'ailleurs fait remarquer que les bouteilles de gaz étaient théâtralement reliées entre elles par un fil (et non un détonateur) et que tout cela ressemblait davantage à une mise en scène. Bref, les salariés n'ont jamais eu l'intention réelle de faire sauter leur entreprise, mais seulement celle d'attirer l'attention sur leur conflit. Et là, c'est gagné !
Source : Journal de TF1 - 20 heures - (dimanche 12 juillet 2009)
29 juin 2009
SBFM reprise par Renault - Info ou Intox ?
La SBFM pourrait rejoindre le groupe Renault car le repreneur potentiel, le groupe espagnol CIE Automotive c'est retiré.
CIE Automotive s'est retiré
Le repreneur espagnol CIE Automotive en lice pour reprendre la SBFM s'est en effet retiré, laissant le groupe au losange la possibilité de la reprendre, a-t-on appris lundi de source syndicale, alors que le tribunal de commerce de Lyon doit statuer mardi sur le sort de l'entreprise.
Renault pourraît reprendre la SBFM
Interrogé, Renault a dit préférer attendre mardi et l'audience du tribunal de commerce de Lyon, siège du groupe Zen propriétaire de la SBFM, avant de communiquer.
550 salariés à la SBFM pour la production de collecteurs d'échappement
La SBFM emploie 550 salariés et fournit des collecteurs d'échappement à plusieurs constructeurs automobiles
Commentaire
Si l'information est encore loin d'être confirmée, elle apparaît cependant comme assez crédible car des précédents existent. La fonderie sous pression aluminium Teksid FAC (sur le site Renault Cléon) a ainsi rejoint, il y a quelques années, le giron de Renault, pour devenir aujourd'hui la Fonderie de Normandie.
Source : www.leparisien.fr
12 mai 2009
Renault très endetté souhaite vendre une partie de son patrimoine immobilier
Renault, le plus endetté des constructeurs européens en fin 2008, souhaite vendre une partie de son patrimoine immobilier pour générer du cash.
Renault, centré sur son redressement
Carlos Ghosn affirme que "dans la situation actuelle, nous ne sommes à la recherche ni d'acquisitions, ni d'alliance particulière".
Renault récuse ainsi un quelconque intérêt pour Saturn, mis en vente par GM, contrairement aux informations parues dans "The Wall Street Journal" qui évoquait un retour de Renault aux USA.
Les dettes du constructeur
Renault a fini l'année 2008 avec une dette de 7.9 milliards d'euros et est le plus endetté des constructeurs européens. Sa dette a bondi de 5.85 milliards d'euros en 1 an. Le constructeur souhaite retrouver un free cash flow "au minimum égal à zéro" en 2009-2010 avant de s'intéresser à des achats de confrères en difficulté.
Les raisons de l'endettement
Carlos Ghosn attribue cet endettement actuel à deux facteurs; le choix d'une stratégie de croissance avec le lancement de 18 nouveaux véhicules dans les 3 dernières années et à l'acquisition de 25 % du russe AvtoVAZ, constructeur de Lada, pour plus de 600 millions d'euros.
Prêt de l'état de 3 milliards
L'état vient de prêter 3 milliards d'euros à Renault et à PSA.
Mesure d'économie
Plusieurs mesures d'économie ont été appliquées :
- Renault a supprimé les dividendes de ses actionnaires et gelé les salaires de ses employés.
- De plus, des biens immobiliers pourraient être vendus pour près d'un milliards d'euros.
Seraient concernés 138 de ses immeubles européens, dont 72 en France. Il s'agirait pour l'essentiel d'immeubles à caractère "tertiaire, logistique ou commercial"
- Certains projets comme l'usine de Chennai, en Inde, ont été gelés, tandis que le site de Tanger, au Maroc, est retardé.
- Enfin, la marque au losange compte diminuer de 15 % ses dépenses de recherche et développement (R & D) par rapport au niveau atteint en 2007
Source : Les échos (jeudi 07 Mai 2009)
11 avril 2009
Rencast Thonon - Refusion de pièces de Renault
Faute d'un accord avec PSA et Renault, le personnel a décidé de refondre 3 400 pièces mécaniques, principalement des boîtiers de direction destinés aux Twingo assemblées sur une chaine de l'usine Renault de Novo Mestro en Slovénie. Résultat : la chaîne en question a été bloquée.
Des supports d'alternateurs PSA ont été également refondues.

Refusion de pièces automobiles (Journal 19/20 - France 3)
France 3
Journal d'information France 3 - 19 /20 - Samedi 11 avril 2009
Revoir le journal de France 3 : Video journal France 3
Source :
ledauphine.com
www.leblogauto.com
29 mars 2009
Renault et Nissan fêtent leur noce d'étain
Renault et Nissan concluaient, il y a 10 ans, une alliance stratégique permettant au constructeur hexagonal d'être davantage présent au niveau mondial et de diversifier sa gamme de véhicules (4 x 4, ...).
Premier partenarait industriel et commercial du genre
Il y a 10 ans, le 27 mars 1999, Louis Schweitzer, le patron de Renault, concluait une alliance avec Yoshikazu Hanawa, son homologue de Nissan.
Renault prenait alors 36.8 % du constructeur japonais. Aujourd'hui, la firme au losange détient 44.3 % du capital de Nissan alors que ce dernier dispose de 15 % de son partenaire.
Alliance en 1999 entre Renault et Nissan
C'est désormais Carlos Ghosn, ex-patron du groupe nippon, qui préside aux destinées du groupe, 5ème constructeur mondial d'automobiles, avec une part de marché de 9 % à l'échelle planétaire
Source : www.DirectSoir.net
20 mars 2009
Renault relocalise la Clio 2 à Flins
Renault relocalise une partie de la production de la Clio 2, produite en Slovenie (usine de Novo Mesto), sur le site français de Flins.
Création de 400 emplois
Création de 400 emplois temporaires entre Juin et Octobre 2009 dans l'usine des Yvelines qui seront proposés à des intérimaires et aussi en priorité aux ouvriers de la firme au losange venant d'autres sites touchés par le chômage technique (sandouville, ...).
Renault Flins - Embauche de 400 ouvriers pour la Clio 2
Effet de la prime à la casse
Sous l’effet de la prime à la casse, qui favorise la vente de modèles d'entrée de gamme, les ventes de Twingo et de Clio, petites voitures fabriquées en Slovénie, ont beaucoup augmentés ses derniers mois. Pour répondre à la demande, Renault à augmenté la production de Twingo, sur place, mais le surplus de Clio, sera lui, fabriqué en France.
La Clio 2 a vu ainsi ses ventes augmenter de 80 % en février (par rapport à février 2007). La production de Renault Flins passerait de 580 à 700 véhicules par jour.
Inquiétude de Bruxelles
Bruxelles a demandé des explications sur ce transfert. Cependant, la décision de Renault n’enlève, semble t'il, pas un seul emploi en Slovénie, où l’usine qui assemble la Clio “tourne à plein”.
Source : Le monde.fr
10 mars 2009
Renault et le contrat social de crise - 10 mars
Renault a annoncé son intention d'étendre le chômage partiel aux cadres afin de limiter les coûts internes, de pérenniser l'emploi des cols blancs et de faire jouer les solidarités internes cadre-non cadre.
Le contexte
Les ventes du constructeur sont en recul de 4 % en 2008 et de 22.7 % sur le seul mois de janvier 2009.
Une activité en baisse
Le contrat social de crise
Renault a présenté son "contrat social de crise" à ses cadres.
La marque au losange va imposer aux cols blancs trente-deux jours de chômage technique. Les cadres vont devoir renoncer également à un jour de congé pour 4 jours chômés.
Cette mesure est destinée à financer l'indemnisation à 100 % (contre 80 % aujourd'hui) des ouvriers au chômage partiel. Une disposition de "solidarité" sans précédent en France, qui sera discutée le 10 mars avec les syndicats. En outre, les cadres devraient renoncer à leur part variable pour 2008 même s'ils ont atteint leurs objectifs.
Indemnisation légale du chômage partiel
En pratique
Jusqu'à maintenant, seuls les agents de production étaient touchés par des mesures de chômage partiel chez Renault et ils étaient indemnisés 80% du salaire net grâce à un accord d'entreprise qui garantit 10% de plus que l'indemnisation légale. Un prélèvement de 0,15% sur tous les salaires alimentait un fonds spécial pour financer cette indemnisation.
Avec le nouveau dispositif à l'étude, qui sera discuté avec les syndicats le 10 mars, les agents de production et de maîtrise toucheront 100% de leur salaire net grâce à un "fonds de gestion de crise" alimenté en jours de RTT. Une convention devra aussi être passée avec l'Etat. L'abondement du nouveau fonds sera obligatoire pour les cadres et ingénieurs, qui ne peuvent pas voir leurs salaires amputés selon un accord de la branche métallurgie, et sur la base du volontariat pour les agents de production et de maîtrise.
Pour 4 jours de chômage partiel, un jour de capital temps individuel (RTT) sera donné par chaque cadre et ingénieur, dans la limite de 8 jours.
Commentaires:
D'autres constructeurs ou équipementiers suivront-ils le même raisonnement ?
Source : leJDD.fr et europe1.fr
19 novembre 2008
Avenir secteur automobile - 2009
Le Monde a interrogé cinq dirigeants sur leur vision de l’avenir de l’industrie automobile au sortir de la période de récession qui s’annonce.
Christian Streiff, président de PSA Peugeot Citroën, explique que la révolution de l’industrie automobile n’aura pas lieu dans les deux ans à venir. « Elle n’a pas eu lieu lors de la dernière crise. En revanche, cette période sera un accélérateur sur le plan des nouvelles technologies. Les constructeurs occidentaux devraient en sortir renforcés, car l’Europe montre bien plus la voie sur le plan écologique que les Etats-Unis. Mais il ne faut pas confondre l’avenir de l’industrie automobile et celui de la traction électrique. Le véhicule électrique ne représentera que 5 % à 15 % du marché, tandis que l’hybride devrait se situer entre 10 % et 50 % du marché européen d’ici à 10 ans », déclare-t-il, ajoutant par ailleurs qu’il ne s’inquiète pas trop des nouveaux entrants : « Les Chinois sont trop occupés par leur propre marché, et je ne vois pas les Indiens s’engager dans un programme d’exportations massives ».
Quel avenir pour les ventes de véhicule ?
Carlos Ghosn, président de Renault et de Nissan, estime que les constructeurs qui sortiront de la crise actuelle seront ceux qui auront maintenu leurs capacités de recherche et développement, qui disposeront des bons modèles, adaptés aux besoins des clients, et qui auront fait les bons choix technologiques. « Pour Renault, c’est clairement la voiture électrique et nous faisons tout pour aller dans cette direction. Le véhicule électrique représentera un segment de marché très important dans l’avenir. Selon les statistiques du Massachussetts Institute of Technology (MIT), 10 millions de véhicules seront vendus par an à partir de 2016, dont 50 % aux Etats-Unis et 20 % en Europe. Nous avons des accords avec plusieurs gouvernements. Nous devrions en annoncer un en France de façon imminente », déclare-t-il.
Dieter Zetsche, président de Daimler, souligne que, depuis que la crise financière a saisi les marchés automobiles, il est difficile de savoir comment les constructeurs vont en sortir. « Tout dépendra de sa durée et de son intensité. Dans un contexte de dégradation des marchés automobiles, il me semble que les constructeurs américains seront sans doute ceux qui se retrouveront dans la position la plus délicate », explique-t-il, ajoutant par ailleurs que tout le monde doit se féliciter de la concurrence qui règne dans l’industrie automobile. « Je dirais même que le succès des constructeurs allemands s’explique par le fait qu’il y a eu et qu’il y aura encore beaucoup de concurrence entre nous », souligne-t-il. « Dans deux ou trois ans, nous disposerons d’un véhicule hybride dans chacun des principaux segments où nous sommes présents », indique-t-il enfin.
Jim Press, vice-président de Chrysler, estime qu’aucun constructeur ne pourra se sortir tout seul de la crise. « Certes, les plus grands seront encore les plus grands, mais la concurrence sera aussi plus intense. Quant aux petits, ils risquent de s’affaiblir et de disparaître s’ils veulent coûte que coûte être des généralistes », explique-t-il, ajoutant que la crise sera marquée par un réajustement de la production et que l’industrie automobile devra s’adapter à la demande au plus juste et éviter la surproduction comme aujourd’hui. « Parallèlement, les coûts technologiques étant de plus en plus élevés, les constructeurs seront obligés de multiplier les alliances pour rendre ces technologies abordables au plus grand nombre de clients », ajoute-t-il.
Enfin, Alan Mulally, président de Ford, explique que la crise que nous traversons va clairement entraîner une nouvelle consolidation du marché et qu’il y aura des fusions entre constructeurs, mais aussi des faillites. « Pendant cette période, les constructeurs chinois et indiens vont en profiter pour se développer. En ce qui concerne Ford, une fusion avec General Motors n’est vraiment pas d’actualité. [...] Les marchés vont devenir de plus en plus homogènes en termes de types de voitures. Les modèles achetés par les Européens s’imposent en Asie et commencent à se développer aux Etats-Unis. Nous allons accélérer la vente de modèles produits sur les marchés européens vers les Etats-Unis », indique-t-il. « Ford va investir pour le futur en se concentrant sur le développement d’une gamme complète de voitures, des petites, des moyennes et des grosses plus écologiques. Sur le plan technologique, les constructeurs multiplieront les coopérations, notamment sur la pile à combustible », souligne-t-il.
Source : Le Monde, 04/10/2008
Revue de Presse CTIF
Novembre 2008


