26 décembre 2009
Le sable de la fonderie SBFM sauve du feu une entreprise voisine
C’est au moyen de sable trouvé dans la Fonderie bretonne voisine, la SBFM, que les sapeurs-pompiers du pays de Lorient ont éteint le feu qui se consumait dans un tas de poudre de zinc entreposé dans un bâtiment de l’entreprise ASM.
Le sinistre s’est déclaré le mardi 22 décembre 2009 à 14 h à l’Atelier shoopage microbillage (ASM) installé sur la zone artisanale de Kergoussel, à Caudan. Eu égard aux spécificités de cette société, de lourds moyens ont été engagés, dont un véhicule du centre de secours de Lorient dédié aux risques technologiques. Sept véhicules des pompiers du seul centre de secours de Lorient ont convergé vers le site ASM.
Le sable de la SBFM sauve l'entreprise voisine du feu
Toutefois, les sapeurs-pompiers arrivés sur place n’ont pu faire usage d’eau ou de mousse, au risque de provoquer une explosion. Il leur a donc fallu trouver du sable, que la fonderie voisine leur a fourni, et qu’ils ont déversé sur la poudre de zinc en fin d’après-midi. Les quatre personnes présentes dans l’entreprise ont dû être évacuées. Il n’y a pas eu de blessé, ni de dégâts d’ailleurs.
Commentaire:
Une belle histoire de Noël avec une fonderie dans le rôle du sauveur.
Source : www.ouest-france.fr
19 décembre 2009
Bonnes fêtes de fin d'année
Bonnes fêtes de fin d'année à tous
18 décembre 2009
Hydro aluminium s'allie à la R&D japonaise
Le producteur norvégien d'aluminium Hydro aluminium a choisi le Japon pour sa nouvelle coopération avec le monde scientifique.
En partenariat avec l'Université Toyama et l'Institut de technologie de Tokyo, Hydro souhaite approfondir ses connaissances sur les alliages d'aluminium et améliorer ses compétences dans le recyclage. Le partenariat a été signé pour 4 ans et financé à hauteur de 1,2 M€.
Source : Recyclage Récupération Magazine, 26/10/2009, N°36, p. 6
17 décembre 2009
Hausse du cours de l'aluminium
L'aluminium (cours LME) est en hausse de 78 % depuis le début 2009 et de 11 % sur un mois.

Hausse importante du cours sur un an
16 décembre 2009
Association des anciens élèves de l'ESFF - nouveau site
Nouveau site de l'association des anciens élèves de l'ESFF (Ecole Supérieure de Fonderie et de Forge).
Site comprenant un Forum de discussion, une boutique en ligne, un annuaire des entreprises, ... et les rendez-vous de l'amicale.
15 décembre 2009
FO perd son bastion dans la fonderie PSA les ayvelles
Au terme d'une campagne électorale jugée « tendue » par les organisations syndicales elles-mêmes, le résultat des élections professionnelles à la fonderie PSA, plus gros employeur privé de la région, aboutit au final à la perte, par Force ouvrière, de son « bastion » industriel dans les Ardennes. L'organisation s'y était « emparée » du comité d'entreprise en 2003.
La nouvelle majorité serait constituée par une union formée du SIA (Syndicat indépendant et autonome, membre de l'union des syndicats européens de l'automobile), qui signe le meilleur score (30 %, soit une progression de 5 % dans le collège ouvrier), et qui obtient deux sièges, tout comme les cadres de la CGC-CGE, la CFDT qui progresse légèrement (12 % des voix) complétant cette probable majorité avec son siège.
Source : www.lunion.presse.fr
14 décembre 2009
Séminaire Innovation en fonderie de non Ferreux - CTIF 08 décembre
Le CTIF organisait, sur son site de Sèvres, le 08 décembre 2009, un séminaire technique sur les Innovations en fonderie de non ferreux. Cette journée réunissait une quarantaine de participants (fondeurs, fournisseurs, ...) autour de produits, de matériels ou de problématiques innovantes pour la profession.
Les thèmes présentés :
- Diversification des procédés et matériaux associés pour le maintien d’un marché, Eric D'orémus -(Bronze Alu). Développement d'une solution aluminium hypersilicié en fonderie sous pression permettant de passer à l'aluminium et d'offrir une nouvelle solution aux constructeurs automobiles.
- Applicabilité des MTD pour une gestion performante des rejets aqueux en fonderie sous pression ? Laurence Rimoux (CTIF). Nouvelle règlementation sur l'eau, solutions disponibles et exemple de traitement par une étude de cas réalisée en fonderie avec un évaporateur sous vide.
- Simulation de la microstructure pour les alliages d’aluminium, Marco Aloe (ESI). Présentation des nouveaux modules et développement en cours permettant d'appréhender localement la microstruture en alliages d'aluminium, mais aussi dans les alliages ferreux avec le logiciel ProCAST.
- Solution innovante de refroidissement des petites broches, Mattias Jimenez (Lethiguel).Jet-Cooling System d'origine japonaise permettant de réduire très fortement les phénomènes de collage et retassures sur les petites broches (d 5 mm) grâce à une refroidissement interne (eau/air alternativement).
- Une solution de métallurgie innovante : les additifs anti-retassure, Wolfgang Vogel (Schäfer Chemische Fabrik GmbH. Produit à base de nano-oxydes (1kg/tonne d'aluminium traité) permettant de réduire très fortement les retassures en moulage gravité (sable et coquille) lorsque le taux de rebut est important.
- Nouvelles solutions de vision artificielle pour le contrôle-qualité, le parachèvement et le dévracage en fonderie d’aluminium, Jérôme Grosbois, Philippe Roucaute (Visionerf). Recalage de trajectoire globale (toute une pièce) ou locale permettant de tenir compte de la dispersion dimensionnelle sur pièces de fonderie.
- Appréciation de l’impact des défauts sur la tenue en fatigue des pièces en Al Si9Cu3, Amaury Chabod (CTIF). Calcul par éléments finis (suite à une reconstruction par tomographie) des contraintes engendrées localement par les pores. Influence de la taille des pores, de leur distance à la surface, de la distance interpore et de la tortuosité.
- Recyclage du produit de poteyage in situ, Jonathan Labarre (Condat Lubrifiants). Exemple de solution développée chez PSA Motocycle sur 2 presses par Condat permettant de recycler le poteyage récolté sous la machine et d'économiser en produit neuf.
CTIF organise 2 à 3 fois par an ce type de séminaire technique sur un thème spécifique à destination des fondeurs (ferreux, non ferreux).
11 décembre 2009
La crise accélère la consolidation de la sous traitance industrielle
Les entreprises de la sous-traitance industrielle se sont retrouvées au Midest, leur Salon professionnel. Après un début d'année catastrophique, les faillites se sont calmées en octobre. Avec la crise, le secteur est en train de se recomposer à grande vitesse. Ce n'est pas encore la reprise, loin de là. Mais, chez les sous-traitants de l'industrie, la catastrophe que craignaient certains pour cette rentrée n'a pas eu lieu. Avec la prolongation de la crise, les professionnels redoutaient une explosion du nombre de faillites en septembre-octobre, de la part d'entreprises ayant épuisé toutes leurs munitions et voyant leurs carnets de commandes toujours aussi vides.
En réalité, « la rentrée ne s'est pas si mal passée », note Thierry Millon, responsable des études du cabinet Altares. Chez les sous-traitants de l'automobile, qui constituent le gros des troupes, 36 défaillances ont ainsi été recensées ces deux derniers mois, pas plus qu'il y a un an à la même période. Visiblement, la remontée du marché auto grâce aux primes à la casse et la relance en Chine ont aidé certains industriels à passer le cap. De quoi mettre un peu de baume au coeur des sous-traitants qui se retrouvent à Villepinte pour leur Salon annuel, le Midest, inauguré ce matin par le ministre de l'Industrie Christian Estrosi.
Après avoir massacré les actions des sociétés de ce secteur, les investisseurs ont d'ailleurs commencé à les redécouvrir, en pariant sur la reprise. En Bourse, Lisi a ainsi repris 13 % ces six derniers mois, Oxymetal 18 %, Plastivaloire 30 %, Montupet 39 %, Le Bélier 91 %, tandis que le cours de MGI Coutier grimpait de 123 %. « La situation d'extrême fragilité des PME demeure préoccupante », souligne toutefois Thierry Millon. Les délais de paiement, notamment, sont en train de repartir à la hausse, signe que les trésoreries sont particulièrement tendues. Logique : cette année, le chiffre d'affaires des sociétés françaises de sous-traitance devrait reculer de 11 % en moyenne, et leur résultat net passer dans le rouge, selon les prévisions de Daniel Coué, consultant pour le Midest. Mais ce n'est qu'une moyenne.
Dans des créneaux comme la forge ou la fonderie, la chute d'activité est plus proche de 20 %… Une situation qui est en train de provoquer une recomposition accélérée du secteur. Certaines entreprises ont disparu, à l'image du britannique Wagon Automotive, longtemps l'un des leaders de la sous-traitance en France, démantelé cet été, ou de la fonderie Pamco, dans l'Orne, liquidée en juillet. D'autres ont tenu jusqu'à présent, au prix d'importantes restructurations, comme Mecaplast, qui doit supprimer 368 postes sur ses 15 sites français. D'autres encore ont profité de la crise pour récupérer des actifs intéressants, souvent à bas prix. L'occasion d'acquérir parfois la taille critique qui manquait pour discuter dans de bonnes conditions avec les donneurs d'ordres.
C'est toute la logique de la reprise des usines de Key Plastics par Plastivaloire, devenu ainsi fournisseur de rang 1 de l'automobile. Cette concentration autour de quelques acteurs clefs paraît loin d'être achevée. « On est encore en pleine veillée d'armes, l'essentiel se déroulera en 2010 », estime Daniel Coué. « Il va falloir que la restructuration du tissu automobile se poursuive. Il y a tout un travail de consolidation et de restructuration à faire », confirmait-il y a peu Jean-Christophe Quémard, le patron des achats de PSA. Selon lui, les sous-traitants souffrent encore d'une surcapacité d'environ 40 %. Les donneurs d'ordres, à commencer par les constructeurs automobiles, jouent un rôle majeur dans cette consolidation.
Ce sont eux en partie qui, à l'occasion de la crise, séparent le bon grain de l'ivraie. Avec parfois des choix divergents. Elu fournisseur de l'année 2009 par PSA Peugeot Citroën, Loire Etude vient ainsi d'être placé en redressement judiciaire, « étranglé », selon son patron, « par le service achats de Renault »… L'autre acteur important est le Fonds stratégique industriel, avec son émanation, le FMEA (Fonds de modernisation des équipementiers automobiles). En donnant un coup de pouce à certains sous-traitants triés sur le volet, il leur permet de figurer parmi les gagnants de cette recomposition. Grâce aux 25 millions qu'il lui a apporté cet été, SNOP, un spécialiste du découpage et de l'emboutissage, a par exemple pu récupérer sept des huit sites français de Wagon Automotive. Seizième groupe de la sous-traitance en France en 2008, selon le classement de « L'Usine nouvelle », SNOP devrait ainsi se hisser cette année parmi les dix premiers.
Source : Les Echos, 17/11/2009
10 décembre 2009
Eco-conception sur le site de l'association Orée
Pour se faire référencer comme entreprise pratiquant l'éco-conception de produit (ou de services), le site Ecoconception créé par l'association Orée est une vitrine intéressante.
Créée en 1992, l'association Orée réunit des membres issus d'univers différents pour développer une réflexion commune et expérimenter des solutions concrètes pour une gestion intégrée de l’environnement à l’échelle des territoires.
Trois niveaux d'eco-conception
Trois niveaux d’éco-conception peuvent se différencier selon les degrés d’éco-efficacité et d’innovation produits.
Ces niveaux correspondent à une évolution des démarches mises en œuvre, d’une approche ponctuelle en réponse à des exigences précises vers une approche globale et d’innovation de rupture.
Afin d’avoir une politique globale, il est souhaitable de déployer une politique d’éco-conception combinant ces approches au sein d’un processus d’amélioration continue des performances environnementales des produits.
Source : www.ecoconception.oree.org
09 décembre 2009
Affinage au vanadium des alliages de magnésium
Un procédé d'affinage du grain des alliages de magnésium par du vanadium a été breveté par la société Buha Joka (Australie). La dimension moyenne des grains des alliages affinés serait réduite de 50 %.
Source : Brevet mondial WO, 29/10/2009, N° WO2009129559
08 décembre 2009
Alcoa devra rembouser des aides sur l'électricité à l'Italie
La Commission européenne a demandé au producteur d'aluminium américain Alcoa de rembourser des subventions touchées depuis 2006 sur les prix de l'électricité en Italie, estimant qu'il s'agit d'aides publiques illégales.
Le Contexte
La production d'aluminium priamire est une grande consommatrice d'énergie électrique. Le tarif négocié d'acaht électrique intervient pour beaucup dans le prix de revient de l'aluminium.
La décision de Bruxelles
"Les tarifs préférentiels de l'électricité consentis de 2006 à 2010 par l'Italie à Alcoa pour ses fonderies de Sardaigne et de Vénétie contribuent uniquement à réduire ses coûts de fonctionnement sans aucune autre justification" et lui apportent "un avantage indu sur ses concurrents", explique la Commission dans un communiqué.
Pour Bruxelles, c'est "une aide publique illégale" qui permet à Alcoa, en payant son électricité "à un prix inférieur au cours du marché", de réduire ses coûts et "de vendre ses produits à un prix inférieur ou avec une marge bénéficiaire plus élevée" que ses concurrents.
"La Commission a ordonné par conséquent à l'Italie de mettre fin à ces subventions illégales et de récupérer une partie des aides déjà versées à Alcoa", ajoute-t-elle.
Bruxelles ne précise pas de montant, indiquant seulement que sa décision concerne l'intégralité des aides touchées par la fonderie de Vénétie et une partie de celles versées à celle de Sardaigne.
Commentaires
Dans le passé, de nombreux états ont cédé l'électricité (via leur compagnie nationale d'état) à des tarifs des avantageux aux alumineries installées sur leur territoire. Il est certain que ce temps est révolu. Bruxelles vient de le rappeller. Par contre, dans un marché mondialisé, la production d'aluminium primaire en Europe devient de moins en moins compétitive au profit de pays (Russie, Chine, Moyen Orient, ....) moins regardant sur la transparence des tarifications.
Source : www.romandie.com
07 décembre 2009
Fonderie magazine en 2010 - un magazine unique pour la profession
Les trois revues de la profession: Fonderie Fondeur d'Aujourd'hui (CTIF), Hommes et Fonderie (ATF) et Sup Fonderie (ESFF) viennent de fusionner pour donner naissance à un nouveau mensuel, "Fonderie Magazine" dont le premier numéro paraîtra en janvier 2010.
Fonderie magazine - Janvier 2010
Source : Fonderie et fondeur d'Aujourd'hui (nov. 2009)
04 décembre 2009
PSA pourraît prendre le contrôle de Mitsubishi pour atteindre une taille critique
C’est un changement radical de paradigme : le très familial groupe automobile PSA Peugeot-Citroën envisage une transaction capitalistique avec le nippon Mitsubishi Motors Company. En effet, le constructeur automobile français s'apprêterait à prendre possession de 30 à 50% de son homologue japonais, en difficulté financière depuis la crise de l'automne 2008.
PSA Peugeot-Citroën ne pouvait rester absent de la consolidation en cours de l'industrie automobile mondiale sous peine de se mettre en danger.
Cette opération, qui permettrait ainsi au groupe français de prendre le
contrôle de son homologue, devrait se réaliser sous la forme d'une
émission d'actions nouvelles que PSA rachèterait pour un montant
compris entre 1,5 et 2,3 milliards d'euros, donnant ainsi naissance au
sixième constructeur automobile mondial.
Le 08 juin dernier, nous annoncions dans ce blog l'alliance probable dans un post intitulé "PSA cherche une alliance" "...Les choix [d'alliance] restent ouverts même si l'option Mitsubishi est souvent citée (BFM télé) avec une alliance autour d'un véhicule électrique...."
Post du 08 juin 2009 sur l'alliance probable PSA-Mitsubishi
RUSAL envisage de s'introduire en bourse en janvier 2010
Le géant russe de l'aluminium RUSAL envisage de commencer la présentation de sa cotation en Bourse le 11 janvier, s'il obtient ce mois-ci l'accord de la Bourse de Hong Kong.
Le premier producteur mondial d'aluminium, contrôlé par Oleg Deripaska, envisage une présentation préliminaire le 4 janvier et officielle une semaine plus tard, à l'issue de la longue période des fêtes du Nouvel An En Russie.
RUSAL, le géant de l'aluminium Russe introduit en bourse
Avant cela, le groupe, endetté à hauteur de pratiquement 17 milliards de dollars (11,7 milliards d'euros) et qui espère lever 2 milliards grâce à son introduction en Bourse, doit obtenir le feu vert de la Bourse pour sa cotation.
Source : www.euroinvestor.fr
Recherche d’emploi – Méthodes/production
Ingénieur ESFF avec expérience de plusieurs années recherche poste en fonderie (Méthodes ou Production) en région Franche Conté ou à proximité
CV et contact -- à télécharger
03 décembre 2009
Sculpture - Forum d'artistes et de fondeurs d'art
Site consacré aux métiers d'arts (sculpture, Liste des fondeurs d'arts en France (adresse, téléphone, ...)
Forum de discussion, ...
Bronze
Moulage
Liste de fondeurs d'art en France : Liste
Source : http://www.sculpture.forumactif.com
02 décembre 2009
Traduction fonderie Anglais Français
Traduction Français - Anglais des termes de fonderie sous pression. Translation from French into English of high pressure die casting technology.
Plus de vocabulaire : Dictionnaire International de fonderie-CD Rom
Francais-Anglais A-B-C-D-E |
English-French A-B-C-D-E |
01 décembre 2009
Mode de formation des gouttes froides
Il existe deux modes de formation des gouttes froides en fonderie sous pression: par pulvérisation du flot de métal sur le moule et par remplissage par extrusion d'eutectique (phase pâteuse) de trous (soufflures ou manques).
Mode 1
C'est le mode de formation le mieux connu et sans doute le plus répandu en fonderie sous pression. 
Mode de formation le mieux connu des gouttes froides
Le flot de métal liquide vient heurté une paroi de moule très brutalement. Des goutellettes se détachent alors et se solidifient séparément. Elles sont ensuite rejointes par le flot de métal principal et sont inclus dans la pièce. La microstruture des gouttes froides est alors localement plus fine (car s'étant solidifiée très rapidement). Dans certains cas (notre photo) plus rare, mais permettant de mettre en évidence le phénomène, les gouttes froides restent isolées (dans une soufflure par exemple ou en surface de pièce).
Mode 2
Ce mode de formation n'a été identifié que très récemment (2006-2008). Il est sans doute plus rare que le mode de formation précédent.
En fin de remplissage, des porosités (soufflures ou manques) sont présentes dans la pièce. La pression 3ième phase permet de combler ces pores par extrusion de liquide eutectique (non encore solidifié).
La séquence suivante (tomographie haute résolution) permet de mettre en évidence le phénomène.

Mode de formation (remplissage en 3ième phase) mis en évidence plus récemment
Impact des gouttes froides
Il nous semble que l'impact des gouttes froides sur la diminution des caractéristiques mécaniques est très faible (voire négligeable) par rapport à d'autres défauts internes (retassures, soufflures) ou externes (reprises).
Des gouttes froides en grand nombre traduisent cependant un problème de remplissage.
Source : CTIF
30 novembre 2009
Capabilité process en fonderie sous pression ?
La mesure et la mâitrise de la capabilité du process fonderie est un axe d’amélioration important et devient une nécessité pour une production automobile pour les sous traitants de rang 1 (voire de rang 2).
Historique des méthodes statistiques :
Les bases de la gestion statistique des process industriels remonte aux années 1930. La méthode SPC (Statistical Process Control) et la notion de capabilité process a commencé a être largement utilisé dans les années 1980 dans l’industrie automobile aux USA et au Japon avant de venir en Europe. Ford a été le premier constructeur à l’imposer à ses sous traitants. Dans les années 1990, et dans les très grosses sociétés (Automobiel et équipementier), le 6_Sigma en a été la suite logique.
Définition :
La capabilité d'un processus de production est l'adéquation d'une machine (ou d'un procédé) à réaliser une performance demandée. L’indicateur (ou indice) de capabilité (Cp, Cpk, Cm, …) permet de mesurer la capacité d'une machine ou d'un procédé à réaliser des pièces dans l'intervalle de tolérance (défini par sa borne inférieure TI pour Tolérance Inférieure et sa borne supérieure TS pour Tolérance Supérieure) mentionné dans le cahier des charges.
Différence entre Cp et Cpk
Un Cp faible (< 1) désigne une production très dispersée. Mais un bon Cp peut aussi correspondre à une production en dehors des limites de la tolérance. Le Cp n'est donc pas suffisant pour garantir la maîtrise du process.
Le Cpk représente le centrage de la production par rapport aux limites de la tolérance. Un Cpk élevé indique non seulement que la production est répétable, mais qu'elle est également bien centrée dans l'intervalle de tolérance (et qu'il y aura peu de risque de voir des pièces produites en dehors des tolérances).

Définition du Cp et du Cpk
Lorsque que Cp = Cpk, cela indique que le process est centré dans l'intervalle de tolérance.
Valeur de Cp et Cpk
Cp = 1
Un Cp de 1 signifie que l'intervalle de tolérance (TS-TI) est exactement égal à la dispersion (6 x Sigma). 99.7 % des pièces sont donc dans l'intervalle de tolérance du CdC pièce.

Courbe gaussienne
Le Cp de 1 n'est pas satisfaisant dans le sens où :
- 0.3 % des pièces sont hors tolérance
- il n'y a aucune marge de sécurité en cas de dérive process
Cp = 1.33
Cp et Cpk de 1.33.
La valeur de Cp (et Cpk) de 1.33 résulte d'une dispersion de 6 Sigma pour un intervalle de tolérance plus large de 8 Sigma. Cela donne une marge de sécurité plus large que la valeur de 1.
En 2008, les constructeurs automobiles (PSA, Renault, Ford) imposent les valeurs minimum suivantes : Cp=1.67
Cpk=1.33
Type de process
On peu distinguer, à partir du Cp et du Cpk, différents type de process selon leur degré de maîtrise:
- Process centré (bien réglé) mais non capable.
- Process capable mais non centré (mal réglé ou déréglé)
- Process capable et bien réglé
Notre avis
La notion de capabilité s’applique très bien à la notion de dimensionnelle des pièces ou les critères d’acceptation (Tolérance inférieure et supérieure) sont simples : une cote de pièce.
Cette notion est plus « flou » et « plus complexe » en ce qui concerne la notion de santé pièce en terme d’acceptation de défaut internes (taille, position, …). Elle n’est d’ailleurs pas appliqué à la santé interne (à notre connaissance).
Il est intéressant cependant de mesurer la capabilité d’un moyen de production car s’il existe peu de dérive des paramètres de fabrication, la dérive sur la santé des pièces sera également réduit (loi de la cause à effet).
Il faudra donc réaliser une capabilité machine sur les paramètres les plus impactants la santé pièce et refaire cette capabilité à fréquence régulière pour détecter une éventuelle non capabilité des moyens de production.
On fera donc une capabilité machine sur les paramètres :
- V2 (vitesse piston en phase rapide)
- L2 (longueur de 2ème phase)
- P3 (pression 3ème phase)
- tmontée P3 (temps de montée en phase 3)
- Ep pastille (épaisseur pastille)
- Tmétal (température métal en four de maintien)
- ...
Lorsqu’une machine est dite non capable (ou peu capable), il faudra alors réagir :
- Rétrofiter le groupe d’injection (par exemple)
- Conserver cette machine pour les pièces peu critiques (en terme de niveau de qualité)
- ...
Process maîtrisé ou non (dans la durée)
La différence entre dispersion instantanée (sur 20 pièces) et la dispersion globale (sur 1 semaine) est également un bon indicateur de process ou paramètre de fabrication maîtrisé ou non maîtrisé.
27 novembre 2009
Intérêt de la tribofinition ?
La tribofinition des pièces de fonderie sous pression permet d'éliminer les bavures et de modifier l'état de surface des pièces.
Abrasifs de tribofinition (de très nombreuses formes)
Principe de la tribofinition
La tribofinition s'est inspirée de la nature où l'écoulement constant de l'eau transforme les pierres brutes en cailloux parfaitement polis.
Dans un process de tribofinition, les pièces de fonderie sont mélangées et mis en vibration avec des médias (cailloux) dans une cuve avec ajout d'eau et si besoin d'additif chimique.
Effet de la tribofinition
La tribofinition des pièces a pour effet :
- D'ébavurer les pièces
- Modifier l'état de surface (Ra) des pièces
La taille et la composition des médias (petits ou gros cailloux) impactent sur le résultat obtenu.
Tribofinition et grenaillage
La tribofinition ne peut être réalisée que sur des petites pièces de fonderie. Les grosses pièces (carter embrayage, carter d'huile, bloc moteur, ...) font l'objet d'un traitement de grenaillage (et non de tribofinition).
La rugosité (Ra en µm) obtenue après tribofinition est plus réduite que celle obtenue après grenaillage. Il existe cependant différents type de médias de grenaillage. On peut même grenailler les pièces sans médias (simplement frottement des pièces entre elles).











