Le mariage PSA-Opel signé en 2012 alors que le groupe français était en pleine hémorragie de cash, avait été abandonné pour l'essentiel un an et demi plus tard. Depuis l'entrée en force du chinois Dongfeng dans son capital, on pensait PSA vacciné de son aventure avec son allié américain (à part quelques programmes conjoints de véhicules taillés pour l'Europe qui arrivent à présent sur le marché). Mais le groupe de l'Avenue de la Grande-Armée a toujours Opel sur son radar, cette fois comme une cible potentielle et avec une santé financière retrouvée. L'enjeu est sans doute une course aux volumes pour se rapprocher des leaders mondiaux (Renaul-Nissan, Toyota, Volskwagen) et des économies d'échelle à la clef.

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Une course aux volumes
Si PSA parvient à mettre prochainement Opel dans son escarcelle, l'opération semble surtout dictée par une course aux volumes, voire un besoin de consolidation sur le marché européen. Avec sa branche britannique Vauxhall (des Opel rebadgées pour le marché local), la marque fondée par Adam Opel en 1862 distribue encore un million de véhicules sur le marché européen, et jouit d'une part de marché de 6,6 %, soit à peine moins que la marque Renault et davantage que Peugeot.

Bien qu'en recul sur le long terme, Opel bénéficie d'une présence solide sur le lucratif marché allemand, avec un réseau commercial bien plus étoffé qu'en France où sa part ne dépasse pas 3 %. Ensemble, les deux groupes pourraient s'attaquer de plus près à leurs problèmes de surcapacités industrielles, pour mieux remplir leurs sites de production et surtout se rapprocher en taille des leaders (Toyota, Volskwage, Renault-Nissan).

Source : www.lesechos.fr