Grâce au procédé d’impression additive métallique, Mataerial 3D, des étudiants de l'université de Delft aux Pays-bas ont pu assembler un cadre de vélo en superposant des milliers de points de soudure les uns sur les autres. Les gouttes de métal chaud sont déposées par un bras robotisé, sur un point précédemment posé et qui a donc eu le temps de refroidir. Le cadre obtenu est bluffant car il semble complètement ajouré tout en étant fonctionnel et pas plus lourd qu’un cadre traditionnel en tubes en acier soudé. La suite des projets de MX3D, ..., un pont en 3D à Amsterdam avec un tout autre enjeu, celui des constructions métalliques de grande taille dans le BTP.

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Le procédé Mataerial 3D
Il s’agit là d’une première mondiale, rendue possible grâce à une technique d’impression en relief particulière, baptisée Mataerial 3D, qui permet d’assembler un objet dans toutes les directions de l’espace. Notons que cette technologie est de la famille du laser cladding. Avec l’imprimante Mataerial 3D, le bras robotisé peut déposer la matière sous tous les angles. Cette technologie développée depuis 2013 par la société MX3D basée à Amsterdam permettait déjà de produire des objets en résine aux formes très complexes. Elle a été adaptée dès 2015 pour la construction métallique.

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Un pont en 3D à Amsterdam
Le vélo, c'était pour s'entrainer et démontrer le potentiel de la technologie. Le vrai projet, c'est sans doute la construction robotisée d'un pont en acier à Amsterdam. Avec 2 robots qui progressent sur le pont en construction et se rencontrent à mi-parcours lorsque les 2 parties vont se rejoindre au centre. Evidemment, cela nécessite que le porte-à-faux soit modeste pour que les structures soient autoporteuses. Et là, on en reste babaaurhum.

Source : Sciences et Avenir