Carlos Ghosn, le président de Renault s'explique au journal de 20 h de TF1 sur l'affaire d'espionnage
Carlos Ghosn est intervenu au Journal de 20 heures dimanche 23 janvier sur TF1 pour s'expliquer et donner sa version sur l'affaire d'espionnage industriel qui touche la firme au losange autour du vol de secrets industriels liés au développement des véhicules électriques.

Carlos Ghosn, le patron de Renault s'explique au JT de 20 heures sur TF1
Les explications de Carlos Ghosn au JT de 20 heures
Après un résumé de l'affaire sous la forme d'un reportage où 2 employés mis en cause redisaient leur innocence, Claire Chazal interviewait Carlos Ghosn. A la question de savoir si l'entreprise avait des preuves de culpabilité concernant ses ex-employés, il affirmait "avoir des certitudes, ..., des preuves multiples seront transmis à la justice." Sur le fait que Renault n'ait pas alerter les services de l'état, le patron de Renault se défendait en précisant qu'il "faut respecter les procédures internes de l'entreprise, il faut analyser les faits. Et à partir de là, la décision a été prise de porter plainte". Sur les innovations ayant fait l'objet de fuite, il précisait n'avoir "aucune preuve que la technologie ait été l'objet de cette démarche d'espionnage, mais plutôt le modèle économique ... qui permet de mettre sur le marché un véhicule à prix abordable". Lorsque Claire Chazal le questionnait sur une possible tentative de déstabilisation de la firme au losange, le président du groupe éludait en précisant "Nous le verrons bien". Enfin, en fin d'interview, Carlos Ghosn martelait à deux reprises que Renault ne voulait pas être "une cible molle".
Le rappel du déroulé de l'affaire
Une lettre anonyme en août 2010 vient alerter le constructeur qui aurait alors fait réaliser une enquête par des détectives privés. Ensuite, la presse est mise au courant 3 mois plus tard et Renault met à pied 3 cadres dont un cadre dirigeant Matthieu Tenenbaum, alors directeur adjoint du programme véhicules électriques du groupe. Ceux-ci, impliqués dans le développement des futurs véhicules électriques, auraient transmis des secrets industriels à un sous traitant français pour le compte d'une société chinoise.
Le dossier est depuis entre les mains du contre espionnage hexagonal. Renault porte ensuite plainte contre ses 3 cadres pour espionnage, recel de secrets et vol en bande organisée. En réaction, les 3 cadres se disent choqués, nient toute implication et portent plainte à leur tour. Luc Besson, le Ministre de l'Industrie, dans le Journal du Dimanche affirmait récemment que le constructeur aurait du informer les services de l'état français.
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