Production de bauxite et d'alumine au cameroun
D'importants gisement de bauxite pourraient être exploités au Cameroun à Minim Martap pour la production d'alumine. La zone de minerai, très isolé, devra faire l'objet cependant d'important travaux d'infrastructure (voie ferré, port en eau profonde...). Dubaï Aluminium serait intéressé.
Nouveau développement possible de l'extraction de bauxite et de production d'alumine au Cameroun à Minim-Martap
Le Premier ministre, chef du gouvernement, Ephraim Inoni a eu une séance de travail hier avec les responsables de Hydromine. Peter Briger le président de cette entreprise est venu à l’immeuble Etoile accompagné de ses partenaires stratégiques Hindalco (Inde) et Dubaï Aluminium. Au cours de la présentation du projet, ces partenaires ont donné les détails du programme de travail au chef du gouvernement.
De cette présentation, on peut retenir que le projet s’appuie sur l’exploitation des gisements de bauxite de Minim-Martap et de Ngaoundal. Les infrastructures de transport et d’énergie vont accompagner le projet. Selon les prévisions, il y aura la construction d’une raffinerie de transformation de bauxite en alumine. Cette usine aura une capacité de 1,6 million de tonnes d’alumine par an extensible à 3,2 millions de tonnes. Compte tenu de l’éloignement du gisement minier de la côte (800km), le gouvernement a signé avec Hydromine une convention « Built Operate and Transfert » pour que cette entreprise facilite l’acquisition des fonds par la réalisation d’un port en eau profonde à Kribi et d’une ligne de chemin de fer Edéa-Kribi.
Hydromine compte aussi produire de l’énergie. On prévoit ainsi l’énergie thermique pour les besoins de la raffinerie d’alumine et de l’énergie hydro-électrique pour un usage domestique et ensuite pour la transformation de l’alumine en aluminium. Deux sites de barrages semblent déjà indiqués. L’un se trouve à l’aval du barrage-réservoir de Mbakaou et l’autre au sud du pays. Pour ce qui est du coût de ce projet, les estimations présentées hier avoisinent 5 à 6 milliards de dollars US. Le responsable de Dubai Aluminium a demandé l’extension des permis miniers. Au cas où cette demande trouverait une suite favorable, les études de faisabilité dureront entre 18 et 24 mois. La phase des études détaillées suivra et on entamera ensuite la phase de construction et la mise en service industrielle à l’horizon 2012-2013.
Le chef du gouvernement a également été informé des retombées sociales de l’ensemble du projet. Il y aura par exemple deux mille emplois directs pour la phase minière, huit mille emplois indirects pour la phase des études et celle de la construction. On annonce par ailleurs quatre mille emplois directs lors de la phase d’exploitation. Ceci reste dans la phase d’un projet que le gouvernement continuera à étudier avec ses partenaires. L’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Janet Garvey et quelques membres du gouvernement ont pris part à cette séance de travail.
Après les industriels, Ephraim Inoni a accordé une audience à une délégation de parlementaires. Elle était conduite par Jean Jacques Zam, coordonnateur régional du réseau des parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes de forets denses et humides d’Afrique centrale (REPAR). La question du financement autonome de la COMIFAC a été abordée à cette occasion.
Source : http://www.douala.fr (juin 2008)
Autre information Electrolyse au Cameroun
Au Cameroun, Alcan continue d'étudier la viabilité du projet de triplement de la capacité de la fonderie Alucam dont il est coactionnaire avec l'Etat (46,7 % chacun) depuis l'an dernier. Le projet initial de 1,4 Md$ comprend la mise à niveau de la ligne de cuves en place de 90 kt/an, la construction d'une seconde ligne de 210 kt/an et d'un complexe hydroélectrique sur la rivière Sanaga. Cela amènerait la production d'aluminium primaire à 300 000 t/an.
Août 2008

