01 juin 2009
GM a déposé son bilan et passe sous contrôle de l'état américain
Le constructeur américain General Motors a déposer son bilan ce lundi 1er juin 2009 devant le tribunal des faillites de Manhattan et entamera une procédure de redressement de deux à trois mois, a confirmé tard dimanche soir un responsable de l'administration Obama.
Les Chiffres
Les ventes ont chutées de 45 % en 1 an. GM accuse une dette de 90
milliards de dollars. En un an, 200.000 emplois ont été supprimés chez
GM dans le monde. L'action de GM est tombé à 1 dollar
Les conditions de la mise en faillite
GM est placée sous le chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites.
Au terme de cette restructuration, l'état fédéral détiendra quelque 60% du capital du "nouveau GM" en échange d'une aide totale de 50 milliards de dollars, y compris les 20 milliards de fonds publics déjà injectés dans l'entreprise.

GM en dépôt de bilan contrôlé par l'état à 60 %
"Ma préférence aurait été de rester totalement à l'écart. Mais l'alternative, c'était d'assister à une liquidation, à une faillite qui aurait vu une énorme institution d'une importance gigantesque sur notre économie se disloquer en morceau", confiait Barack Obama à NBC.
Commentaires
La situation de GM est due en grande partie aux erreurs de stratégie du constructeur qui a privilégié le développement de 4 x 4 et de Pickup au détriment de véhicules plus petits. L'augmentation du prix du pétrole en 2008, la prise de conscience du réchauffement climatique puis finalement la dépression, qui frappe l'ensemble des constructeurs mondiaux, ont accélérée la chute de GM.
Après sa restructuration, GM peut-il redevenir un jour le géant de l'automobile qu'il a été ?
Vos commentaires ...
Source : Agence Reuters
20 mai 2009
Volkswagen et GM, deux stratégies opposées
Au moment où GM voit ses ventes chuter de près de 50 % sur son marché domestique, le groupe Volkswagen renforce ses positions et gagne des parts de marché. Un décalage qui résulte de deux stratégies opposées.
Contexte
Dans un marché automobile en chute de 20.7 % à l'échelle mondial, Volkswagen a vu ses ventes trimestrielles reculer de seulement 10.7 % à 1.4 millions de véhicules.
Volkswagen pourrait détrôner dès cette année GM comme deuxième groupe automobile mondial derrière Toyota.
Part de marché de Volkswagen
Le groupe vW a vu ses parts de marché progresser et atteindre au niveau mondial 11 % contre 9.7 % seulement un an plus tôt. Son résultat opérationnel reste positif grace à la vente de camions au Brésil et vW envisage toujours de dégager un bénéfice sur l'ensemble de l'année 2009
Situation de GM
GM a de son côté perdu 30.9 milliards de dollars en 2008. Les ventes du groupe de Détroit se sont effondrées de 49 % sur les trois premiers mois de l'année 2009 et la part de marché de GM sur le marché nord-américain est tombé à 19.5 % après avoir ambitionné en 2004 d'atteindre 29 %.
Deux stratégies bien différentes
Les résultats très contrastés de VW et de GM résultent de stratégies à l'opposé selon le cabinet de consultants allemands Simon Kucher & Partners (SKP).
Stratégie de GM
GM a suivi délibérément une stratégie de volumes avec un objectif de part de marché. Dans ce cas, on dégage des marges faibles, mais on se rattrape sur les volumes.
GM souffrirait d'une politique de marques confuses résultant d'une absence de stratégie de valeur: qu'est-ce que j'offre à mon client ? sous quelle marque ? à quel prix ? On achète avant tout GM parce que l'on cherche une bonne affaire et le prix de vente devient un levier de correction d'une offre qui ne colle plus beaucoup au marché, détaille le consultant de SKP.
Stratégie de VW
A l'inverse, le modèle de VW est axé sur la "stratégie de valeur, visant un client bien identifié".
Avec ses différentes marques (VW, Audi, Skoda, Seat, Bentley, ...), le groupe allemand a créé des "espaces de marché spécifiques, avec des positionnement relatifs pensés au millimètre près" estime SKP.
Par exemple, Audi met en avant des valeurs clefs comme la qualité, la durabilité, la sportivité et un certain sérieux, sans marcher sur les pieds des autres marques.
De plus, en prévision d'un marché très tendu, le groupe allemand a prs soin d'abaisser de 25 % sa production totale au premier trimestre, soit davanteg que le repli de ses ventes pour dégonfler ses stocks et limiter ainsi les rabais chez les concessionnaires.
Source : Les Echos (jeudi 30 avril 2009)
19 mai 2009
Robot Unimates en 1961 chez GM en fonderie sous pression
Le premier robot industriel fut installé pour le déchargement d'une machine à mouler sous pression chez General Motors en 1961 pour sortir des pièces.
Naissance du terme "robot"
Le mot robot dérive du terme Tchèque Robota qui signifié travail compulsif.
Le mot robot apparut pour la première fois en 1921 dans la pièce de théâtre "R.U.R." (Rossum's Universal Robots) mis en scène par le dramaturge tchèque Karel Capek. La pièce décrivait des robots humanoïdes détruisant leur créateurs humains, thème repris dans la science fiction moderne.
Premier brevet en 1954
Le premier robot industriel remonte à 1954 quand George Devol déposa un brevet.
Première apllication en 1961
La première compagnie de fabrication de robot, Unimation Inc. , fut créée aux états unis par Joseph Engelberger en 1956. Le premier robot fut mis en application dans l'usine Ewing Township (à Parkway Avenue dans la banlieue de Trenton) de General Motors en 1961 pour extraire des pièces d'une cellule de fonderie sous pression. La plupart des robots hydrauliques Unimates vendues les années suivantes trouvèrent des applications dans la manutention de pièces et le soudage de caisses de véhicules.

Premier robot Unimates en fonderie sous pression en 1961 chez GM
La direction de GM à l'époque ne diffusa pas l'information car les créateurs du robots avaient prévenus qu'il s'agissait d'une technologie expérimentale qui risquait de ne pas fonctionner.
Les successeurs d'Unimation Inc.
Westinghouse racheta Unimation Inc. à Engelberger pour 107 million de dolars en 1983.
Le géant américain Westinghouse vendit ensuite la société Unimation à Staubli en 1986
source : http://www.capitalcentury.com/1961.html
31 mars 2009
GM et Chrysler en faillite ?
Avertissement du président Obama à GM et Chrysler pour se restructurer. Il n'est cependant plus exclus que les deux constructeurs soient mis en faillite sous peu tellement leur situation financière est critique.
Obama lance un avertissement à GM et Chrysler
Jugeant insuffisants leurs efforts pour justifier de nouvelles aides fédérales, le président américain Barack Obama a donné lundi respectivement 60 et 30 jours à General Motors et Chrysler pour "se restructurer de manière fondamentale" afin d'être à nouveau compétitifs.
Obama menace GM et Chrysler d'une faillite pour mieux se restructurer
Si les deux constructeurs ne satisfont pas à ces exigences, les procédures de faillite contrôlée seront enclenchées pour leur permettre de "se restructurer rapidement et de sortir plus fort" de cette restructuration jugée nécessaire par Barack Obama, "aussi douloureuse qu'elle puisse être à court terme".
Touchés par la crise et dépassés par les véhicules plus propres et plus économes en carburant de la concurrence étrangère, GM et Chrysler ont reçu à l'automne 17,4 milliards de dollars (13,1 milliards d'euros) en prêts fédéraux pour éviter la faillite. En février, GM a demandé 16,6 milliards (12,5 milliards d'euros) supplémentaires, et Chrysler cinq milliards supplémentaires (3,7 milliards d'euros).
Face à la menace qui pèse sur ces constructeurs emblématiques d'une industrie historique aux Etats-Unis, Barack Obama n'a pas caché la gravité de la situation. "Les mesures que je prends auront un impact sur tous les Américains", a-t-il reconnu. "Il y a des emplois qui ne seront pas sauvés, il y aura des usines qui ne rouvriront peut-être pas".
Source : info.rsr.ch
10 mars 2009
GM en liquidation ?
GM a évoqué la possibilité d'un scenario de liquidation si Washington refusait de lui verser les milliards de dollars de ralonge que le groupe réclame et si le robinet de crédit bancaire continue de lui être fermé.
Contexte de crise profonde
Le numéro deux mondial de l'automobile voit ses ventes descendre en chute libre depuis des mois. Le mois de février a encore enregristré une chute de -53 % (par rapport à février 2008). L'action GM a d'ailleurs chutée de manière quasiment linéaire de 20 dollars (janvier 2008) à moins de 2 dollars (05 mars 2009). A l'ouverture de la bourse, le 06 mars 2009, l'action GM perdait près de 16 % suite à cette annonce de la direction de GM.
GM - Ligne de production
Rapport annuel
Le rapport annuel de GM remis aux autorités a conclu à un "doute substanciel" sur sa viabilité et sa pérennité sur le long terme. GM a brandi la menace d'un dépôt de bilan via la loi américaine sur les faillites, le chapitre 11, qui permet de se restructurer à l'abri des créanciers. Mais GM a admis aussi la possibilité d'une liquidation pure et simple (sous le chapitre 7 de la loi des faillites) dans le pire des scenarios.
L'aide du gouvernement nord-américain
GM a déjà reçu 13.4 milliards de dollars du Trésor en décembre et cumule 74 milliards de perte sur les 2 dernières années. GM réclame 16.6 milliards de dollars supplémentaires. L'administration Obama devra se prononcer d'ici le 31 mars sur le "plan de viabilité" présenté par le Géant américain le 17 février dernier.
La branche européenne
Cette situation très dégradée se double de difficultés grandissantes dans la branche européenne de GM, chez Opel-Vauxhall qui emploie près de 50.000 salariés dont près de la moitié en Allemagne. Environ 7.000 postes seraient menacés chez Opel selon Peter Struck, chef du groupe parlementaire SPD en Allemagne. Le gouvernement, en contact permanenet avec la direction d'Opel, refuse pour l'instant d'endosser son plan de sauvetage.
Source : Les Echos (07 mars 2009)
06 janvier 2009
GMAC, filiale financière de GM bénéficie du plan Paulson
GM bénéficie d'une nouvelle aide de la part de l'état américain car la réserve fédérale a octroyé le statut de banque à GMAC, la filiale financière du constructeur américain à bout de souffle.
Contexte
La maison blanche avait déjà accordé une aide de 9 milliards de dollars à GM, ainsi qu'à Chrysler: 4 milliards avant la fin 2008 et 5.4 milliards à la mi-janvier 2009.
GMAC
GMAC est la filiale de GM qui finance les achats de voiture construites par GM. GMAC s'était diversifiée sans beaucoup de succès dans le crédit immobilier et a perdu 5 milliards de dollars au cours des six derniers mois. GMAC est actuellement la propriété du fond d'investissement Cerberus (51 % du capital) qui détient par ailleurs Chrysler et de GM (à 49 %).
Si le résultat net de GMAC était encore positif au 2ème trimestre 2007 ( +293 millions de dollars), il était négatif ( -2.48 milliards de dollars) au 2ème trimestre 2008.
La raison de cette décision
Les pouvoirs publics pouvaient difficilement laisser tomber une société détenant pour 248 milliards de dollars d'actifs (essentiellement des prêts) et comptant près de 15 millions de clients. D'autant plus que la disparition de GMAC aurait sans doute donné le coup de grace à GM, qui lutte toujours pour sa survie.
Les conditions de la Fed
Parmi les conditions posées par la Fed, General Motors a dû s'engager à ramener sa participation dans sa filiale GMAC à moins de 10%. Le fond Cerberus devra limiter également sa participation à 33 % du capital ou 14.9 % des droits de vote.
Le statut de banque à GMAC va permettre une recapitalisation de l'établissement sur fonds publics dans le cadre du plan Paulson qui prévoit de consacrer 250 milliards de dollars à la consolidation des bilans des grands établissements bancaires.
Source : Les Echos 27 déc. 2008
Janvier 2009
22 décembre 2008
GM et Chrysler bénéficient de l'aide de l'état
GM et Chrysler vont bénéficier de l'aide de l'état américain à hauteur chacun de 13.4 milliards de dollars pour éviter le dépôt de bilan sous réserve d'une retructuration drastique. Avec une chute de 37 % sur un an en moyenne, les immatriculations aux Etats Unis ont atteint leur plus bas niveau depuis 1982.
Le recul des Big Three
La part de marché des 3 constructeurs aux USA a reculée de 74.1 % en 1995 à 46.5 % en 2008 (source Standard & Poor's), soit une érosion de 37 % en un peu plus de dix ans au profit des constructeurs étrangers et japonnais en particulier. Plus d'un véhicule vendu sur deux est d'origine étrangère aux USA.
Le mois de Novembre 2008 a été le pire mois depuis cinquante ans. Les ventes de GM se sont effondrées de 41 %, celles de Chrysler de 30 % et celles de Ford de 47%.
Les Big Three en recul constant
La raison du recul
Pendant que les concurrents asiatiques, Toyota en tête, réalisaient de gros efforts sur la sécurité de leurs véhicules et travaillaient sur des véhicules plus écologiques, les Big Three ont continués à produire des gros 4 x 4 trop gourmands en carburant. En 2006, près de 60 % des modèles mis sur le marché par les Big Three étaient des gros véhicules. 
4 x 4 - Grand Cherokee Chrysler
A quatre dollars le gallon -3.8 litres- d'essence (contre 1 dollar quelques années avant), les consommateurs ont rejettés ces gros 4 x 4. Même si le prix de l'essence a considérablement diminué depuis, les américains ont durablement modifié leurs comportements d'achat.
Les raisons de l'intervention de l'état
GM brûle 2 milliards de liquidité par mois et avait besoin d'une aide d'urgence.
Les patrons de trois big three, Rick Wagoner pour General Motors, Robert Nardelli pour Chrysler et Alan Mulally étaient dèjà passés par deux fois devant le congrès américain sans convaincre ...
Le gouvernement veut éviter le dépôt de bilan de GM et Chrysler, les 2 des 3 géants de l'automobile Nord-Américain et des faillites en cascade des équipementiers et sous traitants du secteur automobile.
Une aide prise sur le fond Paulson
Le gouvernement accorde une aide immédiate de 13.4 Milliards de dollars à GM et Chrysler et une autre aide en 2009 de 4 milliards environ. Cette aide permettra de faire tourner ces constructeurs et de reconstituer leur liquidités au plus bas depuis quelques mois sur un marché ou les prêts bancaires sont devenus très délicats. Cette aide est prise sur une partie du fond Paulson, initialement réservé au secteur bancaire exclusivement.
Une aide prise sur le fond Paulson
Les contreparties demandées par le gouvernement américain
En contrepartie de ces sommes, le gouvernement exige un plan de retructuration drastique en particulier des économies sur les frais de personnel par une réduction des salaires. En effet, le personnel ouvrier des big three est payer 2 à 3 fois plus (salaire, système d'assurance santé hors pair et retraite généreuse) que son homologue des constructeurs étrangers en particulier japonnais (Toyota, Honda ou Nissan) implantés sur le sol de l'Oncle Sam. La Job bank, permet aux salariés ayant perdu leur emploi de se former ou de venir à l'usine sans travailler en touchant 95 % de leur salaire pendant un an. En 2006, 7500 ouvriers y étaient inscrits.
En échange de cette aide, le gouvernement demande un retour à la rentabilité d'ici mars sous peine d'avoir à rembourser cette aide, ce qui conduirait de facto au dépôt de bilan.
Les négociations avec l'UAW, le puissant syndicat ouvrier automobile fondé en 1935 et implanté dans le Nord des Etats-Unis (Détroit, ...) où sont les principales unités de production de GM et Chrysler, risquent d'être conflictuelles, même si in fine le syndicat n'a guère d'autres choix que d'accepter le dictat de l'état. D'ailleurs, à plusieurs reprises, le président de l'UAW, Ron Gettelfinger a déclaré au Congrès que les salariés et retraités du secteur étaient "prêts à de nouveaux sacrifices".
GM
Du temps de sa splendeur, dans les années 1950, la part de GM sur le marché américain était de 45 % alors qu'elle n'est plus que de 20 % aujourd'hui.
GM s'ai dit prêt à sacrifier un tiers de ses salariés américains, soit 31 500 emplois d'ici 2012 et à se séparer de deux marques (Saab et Saturn).
Le nombre des concessionnaires GM serait également réduit de 6500 à 4700 à l'horizon 2012. "Le chiffre d'affaires moyen des concessionnaires des Big Three est 50 % inférieur à celui des concessionnaires des marques étrangères" affirme en effet un expert du Boston Consulting Group à Détroit.
Ford
Pourquoi Ford se porte t'il mieux ? Ford n'a pas eu besoin, dans l'immédiat, de l'aide du gouvernement car sa situation économique, sans être florissante, est loin d'être aussi catastrophique que celle de ses 2 concurrents nord américains.
Plusieurs raisons à cela :
- Ford bénéficie d'une implantation mondiale (et en particulier Européenne) que n'ont pas GM
et Chrysler, qui lui permet d'amortir la très forte chute du marché nord-américain
- Ford a une expérience Européenne des petits véhicules qui lui permet de proposer aux USA des
véhicules mieux adaptés à l'actuelle demande que GM et Chrysler, cantonnés très majoritairement
aux 4 x 4 et Pickup.
Possible distorsion de concurrence USA-Europe
Si le gouvernement américain accorde à ses constructeurs automobiles une telle aide et que l'Europe ne fait rien, on peut penser que des constructeurs Européens seront eux aussi dans des situations délicates dans les prochains mois. D'ailleurs, un des constructeurs français a déjà tiré la sonnette d'alarme auprès des autorités de l'hexagone. Une distorsion de concurrence pourraît ainsi apparaître entre des constructeurs américains aidés et des constructeurs européens non aidés.
Source : BFM information (19 dec. 2008)
et Le Monde (dossier "Industrie Automobile aux USA" 4 déc. 2008)
Décembre 2008
22 octobre 2008
GM Strasbourg aurait un repreneur
L'Usine de montage de BV automatique (dont la fonderie sous pression aluminium intégrée) aurait des repreneurs potentiels selon la direction.
Le Contexte
Le plan de restructuration à l’échelon européen à hauteur de 5 000 emplois engagé par General Motors se traduisait du côté de Strasbourg par la suppression de 168 emplois. General Motors réfléchissait alors à céder son site de production de boîtes de vitesses automatiques avant d’en officialiser la vente. Des acheteurs auraient témoigné leur intérêt dans le rachat du complexe…
Logo GM
… Sans que la moindre identité de l’un d’entre eux ne soit officialisée (ou plutôt évoquée).
Selon le président de GM Europe, Karl-Peter Forster, “une longue liste d’acheteurs potentiels de l’usine de boîtes de vitesses” aurait approché le groupe américain. Pas de renseignements supplémentaires mais une donnée importante : la cession de l’usine Strasbourg, “qui ne posera aucun problème“, devrait intervenir sous les six prochains mois.
L'enjeu
L’usine de Strasbourg, qui abrite également le centre européen de développement des transmissions automatiques, emploie 1 260 salariés et avait produit plus de 335 000 boîtes en 2007. Ce site abrite la fonderie aluminium intégrée de GM pour les carters de BV automatique.
Affaire à suivre donc jusqu’au printemps prochain avant d’en connaître son dénouement officiel.
Source : LeBlogAuto (08 Octobre 2008)
Octobre 2008
09 septembre 2008
Restructuration en fonderie sous pression - 2008
La fonderie sous pression française n'a pas terminée sa restructuration.
Après les modifications intervenues en 2007-2008 dans plusieurs grands groupes de fonderies sous pression en France et en Europe, d'autres fonderies sous pression vont sans doute changer d'actionnaires, poursuivant peut être le mouvement de regroupement que nous connaissons depuis 15 ans.
Dépôt de bilan pour CAPELLE INJECTION
Installée à Saint-Quentin-Lamotte (80) l'entreprise de fonderie d'aluminium CAPELLE INJECTION a déposé le bilan. La direction espère un repreneur et assure qu'aucune menace ne pèse sur l'emploi des 75 salariés.
(Courrier Picard, 29/07/2008)
GM Strasbourg cherche repreneur
« Un comité d'entreprise a été réuni » vendredi et « l'ensemble des salariés ont été informés du fait que GM voulait mener une étude stratégique » sur le site de Strasbourg, a déclaré la porte-parole, tout en soulignant qu'« aucune décision » n'avait été encore prise. « Le souhait de GM, au travers d'acheteurs, serait de continuer l'activité du site avec les fournisseurs, les clients et les employés actuels », a-t-elle encore déclaré.
Implanté en Alsace depuis 1968, le groupe General Motors emploie 1260 salariés à Strasbourg, où sont fabriquées des boîtes de vitesses pour BMW et Cadillac. Un plan social, actuellement en cours de finalisation, a réduit les effectifs de 168 personnes cette année.
Le site GM Strasbourd intègre une fonderie sous pression aluminium (grosses machines) où sont produits les carters pour les BV automatiques.
(L’Usine Nouvelle, 29/08/2008)
Septembre 2008
25 juillet 2008
Bouleversement dans le secteur automobile
Les trois Big Three américains sont dans la tourmente, en perte de part de marché, faute d'avoir anticipé les bouleversements du secteur automobile tandis que de nouveaux acteurs arrivent avec des véhicules moins chers et moins consommateurs en carburant.
Contexte :
Le troisième choc pétrolier est arrivé alors que les 3 "Big Three" - General Motors (GM), Ford et Chrysler - ont fondés une bonne partie de leur stratégie sur des véhicules très consommateurs (4 x 4, Pick-up, Trucks, ...), laissant une partie du segment des petits véhicules à leurs concurrents. Avec un gallon d'essence aux USA à 2 € (2008), les consommateurs se détournent de ce type de véhicules.
De plus, l'image "non écologiquement correct" de ces gros véhicules (forte émission de CO2) risque, à terme, de nuire à l'image de marque de ces constructeurs. GM, Ford et Chrysler annoncent d'ailleurs qu'ils vont se lancer massivement dans la production de voitures "vertes". On peut penser qu'ils auraient du le faire il y a 10 ans.
Ford va convertir des usines de montage de "pick-up" à la production de berline tandis que GM songe à se séparer du Hummer, véhicule militaire transformé en véhicule urbain et devenu anachronique de nos jours et pouvant nuire fortement à l'image de marque de la firme, même si sa diffusion reste confidentielle.
Les constructeurs américains en perte de vitesse
La part de marché des big three a chuté de manière impressionnante:
- GM 45 % en 180 19.1 % en 2007
- Chrysler 10.6 % en 2007
Les ventes de véhicules pourraient chuter de l'ordre de 28 % d'ici à 2012 (d'après le cabinet Arthur D. Little).
L'avenir de ces 3 constructeurs serait assez sombre :
- GM en manque de cash au niveau de sa trésorerie
- Ford obligé de s'allier à un concurrent
- Chrysler, sous-capitalisé et amoindri
Les Européens et les japonnais d'en tirent mieux.
Pendant ce temps, l'industrie Européenne a mieux anticipé les nouvelles tendances en se lançant vers des véhicules moins consommateurs et moins polluants ou en expérimentant le segment du "Low Cost" (Logan/Renault).
Les constructeurs français ont par exemple dans leurs cartons des moteurs 3 cylindres (voir 2 cylindres) pour les véhicules de demain.
Les japonnais (Toyota) explorent depuis déjà plusieurs années des véhicules hybrides (la Prius) qui préfigurent les véhicules de demain.
Véhicule Nano (Tata/Inde) annoncé à 1700 €
Emergence de nouveaux acteurs
De nouveaux acteurs mondiaux , en provenance des pays émergents asiatiques en particulier, vont arriver dans 5 à 10 ans en force sur le marché. L'indien Tata en est l'un des exemples avec le mini modèle "Nano" à 1700 € lancé en septembre 2008.
Les bouleversements à venir
La fin de l'ère du "pétrole bon marché" va profondemment affecter le secteur automobile sur plusieurs aspects :
- Des profondes évolutions technologiques des véhicules (poids/consommation/hybridation/...)
- Des restructurations et de nouveaux acteurs des pays émergents.
Source :
"Le Choc pétrolier bouleverse l'automobile" (Le Monde - 21 Juin 2008 - Stéphane Lauer)
Juin 2008


