24 novembre 2009
La non qualité des pièces réalisées en Chine problématique pour la pétrochimie
Après le lait empoisonné, les jouets dangereux et les vêtements à l’acide, des produits chinois sont à nouveau sur la sellette, avec des effets potentiellement dévastateurs.
6500 vannes chinoises présentent un risque d’explosion... Un maillon faible introduit dans toute l’industrie pétrochimique, il peut mettre en danger la vie des salariés des usines et des riverains. 
Vanne
L’alerte a été lancée après des fuites dans une usine normande. L’enquête a montré depuis que l’ensemble de ces vannes produites dans une fonderie chinoise devait être remplacée au nom du principe de précaution, dans une industrie où le moindre incident peut tourner à la catastrophe.
On apprend au passage que ces vannes ne sont plus produites en Europe et sont systématiquement commandées ailleurs, notamment en Chine. Le plus inquiétant, c’est que ces vannes chinoises ne seraient que le sommet de l’iceberg dans les sites industriels sensibles en France.
Source : France Info, 24/09/2009 (info CTIF)
03 juillet 2009
L'Europe et les Etats-Unis portent plainte contre la Chine
Le 23 juin 2009, les Etats-Unis et l'UE ont déposé une plainte commune auprès de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce) contre les quotas d'exportation chinois sur les matières premières.
Cette décision survient alors que, en pleine crise économique mondiale, les parties en présence "s'efforcent de protéger leurs entreprises respectives". Les Occidentaux accusent les Chinois de gonfler le cours international de matériaux comme la bauxite, le magnésium ou le zinc et de garantir ainsi des tarifs préférentiels aux acheteurs chinois.
Source : www.courrierinternational.com
19 juin 2009
Teneur en plomb anormale sur une pièce zamak fabriquée en Chine
Impact d'une teneur en plomb trop élevée dans des pièces de miniatures Norev.
Problème évoqué sur 2 forum (français et italien) et quasi certitude sur le forum italien de la teneur en plomb trop élevée. Le manque de sérieux de certains sous traitants chinois est aussi évoqué ... même s'il est précisé que très peu de modèles sont touchés chez ces collectionneurs.
Votre avis sur ce problème ...
26 mars 2009
La chine renforce ses stocks de cuivre
La Chine veut renforcer en 2009 ses réserves de cuivre de 300.000 tonnes
Contexte
La Chine absorbe, à elle seule, 27 % de la consommation mondiale du métal rouge.
Annonce de Pékin
Le ministre chinois des finances a annoncé que la Chine souhaite consacrer davantage de capitaux pour renflouer les réserves stratégiques de l'état en matières premières. Ainsi, la Chine voudrait ajouter quelques 300.000 tonnes de cuivre à ses stocks en 2009.
Hausse du prix du cuivre
En 2 jours, suite à cette annonce, le prix du contrat à trois mois sur le London Metal Exchange (LME) a bondi de 360 dollars par tonne à 3.745 dollars par tonne, soit une hausse de 10.6 %. Le lendemain, le cours est ensuite redescendu à 3.645 dollars suite à l'annonce que le plan de relance Chinois de 585 milliards de dollars ne serait pas agrémenté de mesures complémentaires, ce qui a déçu les analystes.
On est loin cependant des 8.000 dollars la tonne atteint par le cuivre il y a encore 6 mois.
Stock de cuivre de la Chine
Les stocks réels de cuivre de la Chine sont inconnus et seraient de 50.000 tonnes (estimation basse) à 200.000 tonnes (estimation haute). Le calendrier d'achat de métal rouge par la Chine pour ses réserves stratégiques n'est pas clair.
Prévision des cours
Selon certains analystes de NikkoCiti, le prix du cuivre va continuer à monter à courte échéance mais un véritable raffermissement des cours devra attendre que la demande réelle soit présente, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui car "la demande reste lymphatique".
Source : Les Echos (07 mars 2009)
12 février 2009
Chinalco investit 19 milliards de dollard dans Rio Tinto
Le géant minier Rio Tinto confirme un accord avec le groupe public chinois Chinalco, qui lui apportera 19,5 milliards de dollars (15.1 milliards d'euros) de capitaux frais sous forme d'investissements dans des coentreprises et d'obligations convertibles.
Rio vendra pour 12,3 milliards de dollars de participations à Chinalco et recevra 7,2 milliards de dollars par l'émission d'obligations convertibles, ce qui lui permettra de réduire son énorme dette.
Rio a dans le même temps annoncé ses résultats pour 2008. Le groupe a fait état d'une hausse de 38% de son bénéfice courant, à 10,3 milliards de dollars, un niveau supérieur aux attentes des analystes dont le consensus était ressorti à 9,8 milliards.
La dette totale du groupe atteint presque 39 milliards de dollars, en raison de l'acquisition du canadien Alcan spécialisé dans l'aluminium à la fin 2007, lorsque les marchés des matières premières semblaient être à l'abri de la crise financière mondiale. Les prix de l'aluminium ont depuis chuté de plus de 60%.
Source: site nouvelobs.com
Février 2009
Import - Export bauxite -alumine - Aluminium
Les pays importateurs ou exportateurs de bauxite, d'alumine et d'aluminium primaire ne sont pas les mêmes. Ainsi, si les réserves de bauxite les plus importantes sont en Guinée et si ce pays est l'exportateur leader de ce minerai, il ne produit quasiment pas d'alumine et d'aluminium.
Import et Export du minerai bauxite (positif = exportateur)
Import et Export d'alumine
Import et Export d'aluminium
Par rapport aux chiffres de 2002, la Chine est arrivée en force sur la scène mondiale pour la production d'aluminium
Données : 2002
Février 2009
02 décembre 2008
Nyrstar vend sa participation dans sa co-entreprise en Chine
Nyrstar vend sa participation dans la co-entreprise chinoise NYZA à son partenaire Yun Tong Zinc mais maintiend sa présence en Chine.
Balen, Belgique (13 octobre 2008) - Nyrstar NV annonce avoir conclu un accord conditionnel pour vendre sa participation de 60 % dans Nyrstar Yunnan Zinc Alloys Co Ltd (NYZA), un fondeur traitant 55.000 tonnes de zinc basé à Kunming, en Chine, à son partenaire dans la co-entreprise chinoise, Yun Tong Zinc.
Pas de perspective de résultats financiers acceptables
Une analyse récente a permis de conclure qu'aucune perspective ne permettrait à NYZA d'atteindre des résultats financiers durables et acceptables pour Nyrstar, d'ou sa décision de céder sa participation dans l'entreprise.
Comme l'imposent la législation et la réglementation chinoises, la participation de Nyrstar dans NYZA doit être évaluée par un évaluateur désigné par l'Etat chinois. Le prix de vente sera déterminé en fonction de cette évaluation. A condition que ni l'évaluation, ni le prix de vente ne soient inférieurs à 87 millions de RMB (9 millions d'euros environ), l'exécution de la vente devrait avoir lieu au plus tard fin mars 2009. Si cette évaluation est inférieure à 87 millions de RMB, sauf convention contraire des parties, la vente ne se fera pas.
Alors que l'évaluation n'a pas encore été entreprise, Nyrstar prévoit que le résultat sera inférieur à la valeur comptable actuelle de son investissement. Si le prix de vente final devait se situer à 87 millions de RMB (9 millions d'euros environ), Nyrstar subirait une perte sur la vente de quelques 24 millions d'euros.
Nyrstar maintiendra sa présence en Chine grâce à ses co-entreprises de coulée sous pression de Föhl et d'alliage de Genesis.
Source : EuroInvestor (13/10/2008)
Décembre 2008
28 novembre 2008
Prospective 2017 en fonderie
A l'horizon 2017, la Chine aurait 30 % de la part de marche fonderie suivi de l'Europe avec 17.6 %.
Contexte
La production globale de pièces moulées (ferreux et non ferreux) devrait atteindre en 2017 environ 102 millions de tonnes qui se répartiraient par grande zone géographique.
Prospective de répartition des marchés fonderie en 2017
N° Pays Part de marché
---------------------------------
1 Chine 30.4 %
2 Europe 17.6 %
3 Etats Unis 12.6 %
4 Inde 10.3 %
5 Russie 7.5 %
6 Japon 7.2 %
7 Autre asie 5.4 %
8 Brésil 3.4 %
9 Mexique 2.8 %
10 Canada 0.9 %
11 Divers autres 1.9 %
Commentaires
Sans surprise, la Chine arrive en tête avec 1/3 des marchés mondiaux de la fonderie. Remarquons que dans d'autres industries, des chiffres similaires se retrouvent ou sont encore supérieurs (vêtement, jouet, électronique, ...).
Si on additionne l'ensemble des pays asiatiques (Chine, Inde, Japon et divers dont la Corée), on arrive à un leader-ship avec près de 55 % du marché des pièces de fonderie (besoins internes liés au développement et exportation). Cela confirme la montée en puissance de l'Asie sur la scène mondiale. Le pays industriels traditionnels (Etats Unis, Europe, Russie) totalisent, quant à eux, 40 % des parts de marchés. Deux autres acteurs émergent, le Brésil et le Mexique tirés par leur croissance et les exportations en amérique du Nord et du Sud principalement. Les autres pays du Sud (Afrique, Amérique du Sud, ...) sont quasiment absents (1.9 %).
Ce n'est évidement qu'une perspective à 10 ans qui peut être modifiée sensiblement par des évènements économiques majeurs (crise, ...) ou des bouleversements politiques (Chine, ...). Sur le plus long terme (20 à 30 ans), les mutations technologiques profondes du marché automobile (50 % de la fonderie) et en particulier la diminution des parts de marché du moteur à explosion (au profit de l'électrique, de l'hydrogène ou d'autres énergies de substitution) pourraient "changer la donne" des secteurs clients et des pièces fabriqués.
Source : Modern Casting, Avril 2008
Lettre d'information Empreinte CTIF
Novembre 2008
03 octobre 2008
Utilisation aluminium Occident - Chine
En Occident, l'aluminium est majoritairement (30 %) utilisé dans les transports alors qu'en Chine, le BTP est le premier marché (31 %) pour l'aluminium lié à la très forte croissance de la construction (logement, bureau, infrastructure, ...).

Utilisation aluminium en Occident (marché) - Données 2002
Utilisation aluminium en Chine (marché) - Données 2002
En Chine, remarquons que les boîtes boisson sont encore très peu en aluminium et que le secteur électrique représente 13 % du marché de l'aluminium (contre 8 % en Occident) lié à la forte croissance de la construction immobilière..
Notre avis
Avec le développement du secteur automobile en Chine, on peut penser qu'il y aura rapidement un ré-équilibrage des marchés et qu'à l'instar de l'Occident, la construction automobile représentera le principal débouché de l'aluminium.
Ocobre 2008
04 septembre 2008
Cout Salarial Unitaire CSU
Le coût salarial bas dans certains pays est à moduler par la faible productivité. On définit aunsi le CSU (Coût salarial Unitaire, ratio du taux salarial sur le taux de productivité). Le CSU chinois est 3 fois plus faible en Chine.
Comparatif productivité Chine-pays occidentaux
L’article de Ren Ruoen et Bai Manying (“China’s manufacturing industry in an international perspective: A China-Germany comparison”) procède à une comparaison de la productivité du travail dans l’industrie manufacturière en Chine et en Allemagne, en utilisant la méthode ICOP (International Comparaison of Output and Productivity). Cette étude confirme le faible niveau de productivité de l’industrie manufacturière en Chine, mise en évidence dans de précédentes comparaisons avec les États-Unis.
La productivité du travail en Chine se situe au mieux à 7% du niveau allemand (5% si on inclut les petites entreprises chinoises). Cependant il existe de très grands écarts de productivité du travail entre les secteurs. Les secteurs industriels où les niveaux de productivité sont les plus élevés sont les secteurs où la présence des investissements étrangers est la plus forte. Ainsi dans le secteur électronique la productivité chinoise est 30% du niveau allemand, dans les industries de l’habillement et du cuir elle est de 22%, dans l’équipement électrique de 17%.
Le travail de Chen Yu et Sylvie Démurger (“La productivité dans l’industrie manufacturière chinoise: le rôle de l’investissement direct étranger”) porte sur l’impact de l’investissement direct sur la productivité globale des facteurs (PGF) des différentes branches manufacturières et dans les différentes provinces, sur la période 1988-1994. Il confirme la relation positive entre investissement direct étranger (IDE) et croissance de la production dans les différentes branches de l’industrie manufacturière. L’analyse de la productivité globale des facteurs montre une corrélation positive entre la croissance de la PGF et l’intensité relative en IDE pour les industries des biens de consommation (habillement, cuirs, meubles, articles culturels et éducatifs, industries alimentaires). Cette corrélation n’apparaît pas dans les autres industries (biens d’équipement et produits intermédiaires). L’auteur suggère que ce résultat surprenant peut s’expliquer par un processus d’apprentissage en cours dans ces secteurs, qui en sont encore à un stade précoce de développement.
L’analyse montre aussi que les performances en matière de productivité sont meilleures dans les régions côtières que dans les régions de l’intérieur et que les écarts sont particulièrement marqués dans les secteurs les plus ouverts aux IDE.
Françoise Lemoine, Économiste senior au CEPII
Source CAIRN : Rapport du CAIRN
Indice CSU - Coût salarial Unitaire
Le coût du travail, mesuré par exemple par le salaire horaire, est un indicateur pauvre de la compétitivité d'un pays sur la scène internationale. Les biens ne sont en effet produits à bas coût que si les salaires sont faibles en comparaison de la productivité des travailleurs.
Le concept de coût salarial unitaire (CSU), rapport du coût du travail à la productivité du travailleur est donc un meilleur indicateur de compétitivité. Exprimés en dollars pour l'ensemble des pays, les CSU permettent de comparer entre différents pays dans une même monnaie le coût en main d'oeuvre de la production d'une unité de bien.
Le coût salarial représente l'ensemble des dépenses supporté par l'employeur en contrepartie du travail fourni par les salariés.
Il inclut le salaire brut (salaire net + cotisations sociales à la charge du salarié) et les charges patronales (cotisations sociales à la charge de l'employeur + charges professionnelles). C'est, pour l'employeur, le coût de l'emploi d'un salarié.
Par rapport à la France
CSU Allemagne et Angleterre Identique
CSU Italie et espagne Inférieur de 30 %
CSU USA Inférieur de 35 %
CSU Japon Inférieur de 20 %
CSU Chine Trois fois plus faible
CSU Inde Six fois plus faible
Ecart salariaux ouvrier/ingénnieur
L'abondance relative de la main d'oeuvre peu qualifiée en Chine conduit à ce que les salariés qualifiés chinois bénéficient de salaires relatifs importants par rapport aux salariés peu qualifiés : un chauffeur de bus est payé 3,2 fois moins qu'un ingénieur à Shanghai, alors que ce rapport n'est que de 1,8 en France7
Concurrence avec autres pays de l'industrie française
La France est avant tout exposée à la concurrence des pays avec lesquels elle commerce beaucoup, c'est-à-dire les pays européens.
La concurrence exercée par les grands émergents est relativement faible en niveau. La Chine, même en 2003, n'arrive qu'en 8ème position. L'exposition de la France à la concurrence de l'Inde est quasiment négligeable (l'indicateur construit omet cependant les services, pour lesquels l'exposition à la concurrence de l'Inde serait probablement beaucoup plus forte).
Pression économique exercée par différents pays
En revanche, sur la période récente, la pression exercée par la Chine devient comparable à la pression
exercée par chacun des grands pays européens. Ainsi, l'exposition de la France à la
concurrence de la Chine, nettement plus faible en niveau que celles des autres Européens est compensée par la compétitivité chinoise – les CSU chinois étant 2 à 3 fois inférieurs à ceux des grands partenaires européens de la France.
Source MINEFE
Septembre 2008


