Scandale en cette fin d'année chez Apple qui a avoué qu'il ralentissait ses iphone d'ancienne génération pour "économiser la batterie" selon la firme à la pomme ou pour "pousser à la vente des nouveaux modèles" selon les associations de consommateurs (Etats-Unis, Israel, France, ....) qui vont lancer des procédures de Class actions qui pourraient coûter cher à la marque et surtout lui faire perdre la confiance des consommateurs.

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L'obsolescence programmée, c'est quoi ?
L'obsolesecnce programmée, c'est la stratégie visant à fabriquer délibérément des produits à la durée de vie limitée pour augmenter leur taux de remplacement et accroître les ventes. Le délit d’obsolescence programmée est, depuis 2015, inscrit dans le droit français. Mais l’intentionnalité des constructeurs est difficile à prouver : « Ils vous diront toujours que les améliorations apportées visent à plus de sécurité, et que l’innovation répond à une attente des consommateurs… ». Comme on le voit sur la figure ci-dessus, si Apple est le plus cité par les consommateurs, les autres marques de Smartpphnes (Samsung, ..) ne sont pas loin derrière selon les consommateurs interrogés dans une enquête sur l'obsolescence programmée.

Le scandale Apple
En avouant avoir bridé la performance de certains de ses smartphones, Apple voit rejaillir les soupçons de pratique généralisée de l’obsolescence programmée. Même si la mise à jour incriminée était censée régler des problèmes de batterie, de nombreux consommateurs y ont vu une manœuvre de la firme à la pomme pour inciter les propriétaires à renouveler des équipements vieux d’à peine deux ou trois ans.

L’accusation n’est pas nouvelle. En témoigne cette pétition en ligne lancée par l’association internationale de consommateurs SumOfUs, fin 2016, qui compte près de 340 000 signataires. « Apple sabote ses appareils avec des mises à jour qui ralentissent tous les iPhone et iPad à moins qu’ils ne soient du plus récent modèle, accusent les auteurs de la pétition. Ainsi, frustré de se retrouver avec un appareil aussi lent qu’un escargot, l’utilisateur n’a d’autre choix que d’en acheter un nouveau. »

Dans le dernier cas, plusieurs griefs sont adressés à Apple. Son manque de transparence d’abord : le géant de Cupertino, en Californie, a passé sous silence les effets secondaires de ses mises à jour, de sorte que ses clients ont pu éprouver le besoin de changer de téléphone sans connaître la cause des ralentissements ressentis. Par ailleurs, le débat a fait ressurgir les critiques sur la conception de ses smartphones, qui rend complexe ou onéreuse le remplacement d’une pièce.

Prolonger la durée de vie des anciens modèles selon Apple
Si la firme à la pomme était soupçonnée depuis longtemps de recourir à cette méthode, ce n'est qu'après une série de tests confondants publiés sur un blog  du site spécialisé Geekbench qu'elle est sortie du silence. A en croire cette confession, Apple ne s'y serait résolu que l'an passé. Et la pratique visait à éviter des désagréments à ses clients. En vieillissant, les batteries lithium-ion de ses appareils ont tendance à moins bien se comporter.

Elles peuvent même, afin de protéger les composants électroniques, s'éteindre inopinément, ce qui génère beaucoup de frustration et d'incompréhension chez les utilisateurs. Suffisamment pour pousser les ingénieurs d'Apple à ralentir d'office tous les vieux téléphones, à travers ses mises à jour logicielles. « L'an passé, nous avons lancé une fonctionnalité pour l'iPhone 6, l'iPhone 6S et l'iPhone SE en vue de lisser les pics soudains [de consommation] uniquement lorsque c'est nécessaire pour empêcher l'appareil de s'éteindre, explique le groupe. Nous avons étendu cette fonctionnalité à l'iPhone 7 avec iOS 11.2 et nous prévoyons de faire de même avec d'autres produits dans le futur. » précise Apple pour se dédouanner.

Un jeu dangereux
« Tout est fait pour créer une obsolescence fonctionnelle », déplore Héloïse Gaborel, de l’association France Nature Environnement. Particulièrement préoccupée par les conséquences environnementales de la surconsommation qui en découle (épuisement des ressources, rejets toxiques, ...).

« Vu le taux d’équipement, déjà très élevé [73 % des Français de 12 ans et plus en sont équipés], les constructeurs n’ont d’autre choix pour assurer leur croissance que d’inciter les consommateurs à renouveler le plus souvent possible leur matériel », analyse Emmanuelle Le Nagard, professeur de marketing à l’Essec. D’où le rythme effréné des sorties de produits, et l’insistance des constructeurs à imposer au consommateur les dernières versions de leur logiciel afin d’entretenir un sentiment permanent de nouveauté. Mais c’est un jeu dangereux : « La vitesse à laquelle les consommateurs réagissent à ces questions d’obsolescence démontre qu’une méfiance globale s’est installée sur ce sujet.

Un rytme soutenue de sorti des nouveaux modèles
De plus, le rythme soutenu de sorties des nouveaux modèles accentue cette impression d’obsolescence programmée. Si les appareils sont toujours en état de marche, ils sont très vite « ringardisés » ou les OS mis à jour ne fonctionnent pas toujours sur les anciens modèles ou les freinent considérablement pérennisant plus encore cette impression. D’une sortie par an, nous sommes passés à une sortie tous les 6 mois puis tous les 4 mois pour les Galaxy S de Samsung par exemple.Le rythme de sortie des nouveaux iPhone a été multiplié par 3 depuis l’iPhone 5S, passant de 12 à 4 mois et demi. 

Source : www.lemonde.fr