La fédération Forge fonderie a choisi sa propre voie vers l’industrie du futur. Une voie qu’elle veut concrète, qu’elle trace en dehors de l’Alliance pour l’industrie du futur. Elle a mis en place un "working group" qu’elle a appelé "Forge fonderie moule & prototype X.0", clin d’œil à l’initiative allemande Industrie 4.0. "En France, beaucoup d’entreprises en sont encore au 2.5 " reconnaît un porte-parole de la fédération. Une boutade qui résume aussi l’importance du chantier à ouvrir pour aider les entreprises à réaliser leur mutation numérique.

Mobility_Work_GMAO

Une solution adaptée aux entreprises
Le groupe de travail a pour objectif de concrétiser les axes retenus lors de l’assemblée générale du 16 juin 2016 pour aboutir à une solution adaptée aux métiers de la forge et de la fonderie. Il s’agit de mettre en place tous les éléments pour organiser des lignes de production modulaires et en tirer pleinement parti. Ces lignes devront être pilotées par des systèmes cyber-physiques, forme évoluée de l’informatique embarquée, qui seront reliés entre eux par des réseaux sans fil permettant une communication en temps réel. Les données d’usage des utilisateurs seront stockées dans un système de cloud computing, afin de faciliter des analyses qui se traduiront par des produits et des services personnalisés.

L’importance de la formation
La fédération forge fonderie a identifié très grands axes de travail :

  • Cette approche de ligne de production X.0 est l’une des trois grands axes de travail.
  • Le deuxième concerne une réflexion sur les outils eux-mêmes, avec l’appropriation de nouvelles technologies comme la fabrication additive, la cobotique, les exosquelettes.
  • Le troisième concerne l’aspect humain. Les évolutions techniques se traduisent par une modification des besoins en compétences. Le développement et la refonte de la formation est un élément clé de la réussite de l’industrie du futur, quel que soit le nom dont on l’affuble ou le secteur industriel.

Exemple de solution concrète
Exemple concret de solution répondant à la vision du secteur de la Forge fonderie, la GMAO "Next Gen" de la start-up Mobility Work. Ce réseau de maintenance collaborative repose sur un partage des informations issues de machines et anonymisé. Ces informations, traitées par des applications de big data, profitent à la communauté, pour comparer le taux de panne d’une machine avec d’autres machines identiques, échanger des bonnes pratiques, trouver une pièce de rechange… Les différentes informations, accessibles depuis un smartphone, peuvent être utilisées pour le suivi des opérations de maintenance, des informations liées à la sécurité, la gestion des temps de maintenance des outillages, des dépenses liées à chaque machine…

Mobility Work rassemble déjà 160 000 machines et les informations concernant 500 000 heures de maintenance sont entrées dans la base de données. "Des grands constructeurs comme Schneider Electric, SKF et Fuchs Lubritech ont commencé à utiliser notre produit", explique Marc-Antoine Talva, directeur général. Et d’autres très grandes entreprises devraient rejoindre bientôt la communauté. Après le Midest, Mobility Word exposera en janvier 2017 au CES de Las Vegas dans l’espace French Tech.

Source : www.usinenouvelle.com