La Commission américaine du commerce international a annoncé avoir lancé une enquête sur l'industrie de l'aluminium aux États-Unis et sur le commerce international de ce métal. Une initiative qui vise, selon les milieux avertis, à endiguer le flux d'exportations chinoises qui -d'après les producteurs russes et nord-américains- contournerait astucieusement une taxe à l'export de 15 % en expédiant de "faux" produits semi-transformés.

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Mesurer l'impact des importations à bas prix
L'enquête de l'International Trade Commission (ITC) est la première mesure prise par les autorités de régulation américaines pour évaluer l'impact de ces importations à bas prix sur les fonderies du pays, à la suite d'une longue campagne de Century Aluminum, filiale du géant Glencore. La commission a précisé qu'elle étudierait dans son enquête "les paramètres de la concurrence dans les grands pays producteurs et les exportations d'aluminium brut et forgé (semi-transformé), y compris aux Etats-Unis". Ce rapport ne fait pas spécifiquement référence à la Chine, premier producteur et consommateur d'aluminium, dont la production du métal dépasse largement ses besoins grâce à des subventions publiques à un secteur riche en emplois.

Une taxe à l'exportation de 15 % contournée
Les producteurs américains, ainsi que la compagnie russe United Company Rusal ont accusé les Chinois d'éviter une taxe d'exportation de 15% sur l'aluminium brut en expédiant de "faux" produits semi-transformés destinés à être refondus par la suite. Cette annonce intervient quelques jours après l'arrêt de la production fin mars dans une des fonderies américaines d'Alcoa à Evansville, dans l'Etat de l'Indiana.

Source : www.lesechos.fr