France 2 passait récemment, dans son magazine 13h15, un reportage sur la fonderie Gillet, repris en Scop par 27 de ses employés alors que la société était au bord de la faillite. Cette vidéo montre le quotidien de la société coopérative, les difficultés de management (le DG embauché, l'ouvrier qui passe cadre), les impératifs de gain de productivité avec les horaires à rallonge des ouvriers, le relationnel avec les clients ou les salaires en retard de paiement.

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Michel revient à son job d'ouvrier
Certains ouvriers ont été élus cadre par les autres, un peu malgré eux. "Je suis un bon ouvrier, mais un mauvais chef" confesse Michel qui a tenu 5 mois à son poste de cadre, pour finalement démissionner. Le stress, les insomnies; sa femme les a vécues avec lui. Elle témoigne "Il a quand même sa fierté, donc au début, il a mal vécu sa perte de statut. Maintenant, il le vit bien".

Un patron embauché, Jacques, qui ne se fait pas à l'esprit de la scop
Les premières semaines de la scop sont difficiles; l'ancienne entreprise n'existe plus, la nouvelle pas encore. De plus, il ne sont plus que 27 à faire tourner l'usine au lieu des 43 auparavant. Ils doivent faire des heures supplémentaires et même travailler le samedi pour honorer les commandes et satisfaire les clients. Jacques, le nouveau DG embauché a décidé de réorganiser la production différemment. Mais après les vacances d'été, la Scop a perdu son patron car Jacques a donné sa démission. "Il y avait trop de tension, il faisait trop de reproches. Il n'avait pas l'esprit Scop" commente l'une des 27 patrons. La scop a alors nommé président le plus ancien.

Un reportage France2 d'Emmanuelle Chartroire, Julien Voigt, David Geoffrion et Matthieu Houel, qui mélange l'humain, la technique, les problèmes économiques, ... l'entreprise quoi avec tout ce qu'elle peut avoir d'attachant car dans le contexte de Scop, chacun est mis devant ses responsabilités pour faire tourner son entreprise.