Certaines innovations sont dues en partie "au hasard". Il en est ainsi des chips, du coca cola, de la tarte tatin, du four micro-onde ou du Velcro. Mais est-ce vraiment du hasard ou de la capacité de "profiter du hasard" et le reproduire pour en faire un objet technique ou un produit commercial à succès ?

innovation et hasard



Les inventions dues au hasard

  • La tarte Tatin - à la fin du XIXe siècle: Caroline et Stéphanie Tatin, deux soeurs, décident de faire une tarte aux pommes. Mais par maladresse, elles font tomber le dessert au moment de l’enfourner. Trop tard pour recommencer : la tarte cuit à l’envers, pâte et pommes sens dessus dessous.
  • Les Chips - en 1853, chef cuisinier dans un restaurant new-yorkais, George Crum invente les chips pour se venger d’un client trop exigeant. À deux reprises, ce dernier refuse l’assiette de frites commandée, trop épaisses à son goût. Énervé, le cuisinier décide d’émincer les pommes de terre le plus finement possible pour les rendre immangeables. Il les frit et y ajoute du sel et envoie le plat en salle. Contre toute attente, le client tatillon est enfin satisfait. L’invention est un triomphe. Les clients affluent pour déguster la nouvelle spécialité du restaurant.
  • Le Velvro - Une banale promenade dans les bois va révolutionner l’industrie textile car en 1941, George de Mestral s’aperçoit que la bardane, une plante qui longe le chemin, s’accroche à son pantalon de velours. Intrigué, l’ingénieur suisse rapporte la plante dans son laboratoire et remarque, à l’aide d’un microscope, qu’elle possède des crochets naturels. Il invente alors le Velcro, « velours crochet », associant les boucles du tissu de son pantalon à la bardane.
  • Le micro-ondes - L’Américain Percy Spencer travaille pour un équipementier de radars. En 1945, alors qu’il observe, durant une pause, un composant clé d’un radar, le magnétron, la barre chocolatée qu’il a dans la poche fond. L’ingénieur en déduit que les tubes utilisés pour les radars produisent de la chaleur. Le micro-ondes est lancé.


Invention par hasard ?
L’histoire condense ces anecdotes comme si le processus créatif s’était inscrit sur une période de temps continu, par exemple en deux ou trois heures. Alors que bien souvent, il y a eu des moments de pause entre deux manipulations ou expérimentations, et que c’est le « simple » fait de laisser vagabonder son esprit (un peu comme un voyageur ou un marcheur qui est en proie à une sorte de méditation) qui a permis l’invention ! Mais ces circonstances-là sont moins célèbres car il s’agit alors d’un cheminement intérieur. Et, en apparence, il ne se passe rien d’excitant à raconter pour la postérité.

Source : www.pulse.edf.com