Le rythme de disparition de sites industriels en France ne ralentit pas d'après l'agence Reuters. En effet, sur les 3 premiers mois de 2013, 191 sites de plus de 10 salariés ont fermés d'après Trendeo, chiffre comparable à la même période sur 2012. L'industrie manufacturière dans son ensemble a enregistré 17.000 pertes d'emplois sur les huit premiers mois de 2013 contre 14.000 sur la même période en 2012 et près de 140.000 depuis le début 2009. Un écart particulièrement significatif existe cependant entre le comportement sociétal des ETI (Entreprises de Taille Intermédiaires) qui ont créés 80 000 emplois entre 2009 et 2013 et celui des grands groupes qui en supprimaient 80 000 sur la même période.

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Grands groupes et ETI
L'écart entre grands groupes et ETI s'explique par le fait que les grands groupes possèdent tous des filiales à l'étranger et préferrent investir ailleurs, en Asie ou aux Etats-Unis pour profiter de régions à plus forte croissance. Inversement, les ETI, dont seuls 30 % sont implantés à l'étranger, investissent dans l'hexagone et ont de ce fait un comportement "plus vertueux" qui privilégie le "made in France".

Fermetures en 2012
2012 avait été marquée par quelques 12.000 suppressions de postes dans l'automobile, près de 2.800 dans la plasturgie et le caoutchouc et près de 2.300 dans l'informatique, l'optique et l'électronique. L'année 2012 avait vu le nombre de fermetures de sites industriels bondir de 42 % par rapport à 2011 avec 266 sites fermés.

Une création d'usines en baisse
Sur les 3 premiers mois de 2013, le nombre de créations d'usines à baissé de 25 % par rapport à la même période sur 2012.

Comparatif France-Allemagne
La France possède un déficit commercial de 50 milliards d'euros par an, provenant en majeure partie de son industrie, alors que l'Allemagne a un excédent de plus de 15 milliards d'euros. "Le gouvernement, avec son plan de relance de 34 filières, marque qu'il a bien compris l'impératif industriel qui est celui de l'économie française".

Source : www.fr.reuters.com