Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif veut accélérer les relocalisations d'industries sur le territoire. Si le mouvement est encore minoritaire, le ministre veut en faire une cause nationale, donner des outils de diagnostic aux entreprises pour les faire réfléchir aux coûts cachés d'une production en Chine et garantir le soutien de l'état avec un fond affecté à la relocalisation doté de 160 millions d'euros.

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Colbert 2.0

Colbert 2.0, le logiciel d’auto-diagnostic, qui sera opérationnel en juillet, se présente comme un outil d'auto-diagnostic». Il doit permettre à une entreprise de mesurer son «potentiel de relocalisation» et de «recalculer le véritable coût de la délocalisation». «Cela coûte très cher d’aller produire en Chine et cela ne coûte pas si cher de produire en France», a résumé Arnaud Montebourg, qui met en garde contre les «coûts cachés de la délocalisation».

Le rapport sur la relocalisation industrielle
Trois types de relocalisation ont été identifiés par la DATAR
- les relocalisations d’arbitrage, opérées par de grands groupes par comparaison de différents sites envisageables
- les relocalisations de retour, consécutives à des délocalisations
- les relocalisations de développement compétitif, permettant l’approfondissement des positions établies sur les marchés extérieurs

L’étude de 30 cas de relocalisation par la société de conseil Sémaphores sur les plus de 100 identifiés confirme, d'après le ministère, le début d’une nouvelle tendance.

Telecharger le rapport de Sémaphores sur les relocalisations en France


Source : www.liberation.fr