Le laboratoire Ceraver a commercialisé un lot de 650 prothèses de hanche sans marquage CE en apposant abusivement ce logo sur l'emballage afin que les services orthopédiques ne soient pas alertés. Ce laboratoire fait l'objet d'une enquête de l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) et la mise sous séquestre d'un millier de prothèses non certifiés CE. Cependant, il s'agit, d'après l'ANSM d'un problème réglementaire et aucun risque sanitaire n'a été identifié pour les patients.

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Des modifications mineures
D'après Daniel Blanquaert, le PDG de Ceraver, et comme indiqué sur le communiqué de presse du site Ceraver, «Sur l'emballage, il y a des choses anormales, je le concède. On est en faute mais, pour nous, les modifications apportées aux prothèses étaient mineures et ne justifiaient pas de nouvelle certification, ce qui prend un à deux ans.»

Le laboratoire aurait encore commis d'autres irrégularités. Ceraver a mis au point des prothèses fémorales en titane portant un biorevêtement antibactérien qui auraient été implantées expérimentalement sur quatre patients à l'hôpital Ambroise-Paré (Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine) en juin 2011 alors qu'aucune demande d'essai clinique n'ait été déposée. Ceraver et les chirurgiens concernés se renvoient la balle. L'ANSM a demandé au chef du service de chirurgie orthopédique de l'hôpital de prévenir et recevoir les patients concernés.

Ceraver écoule plus de 3000 prothèses par an, dont 300 à l'hôpital Lariboisière, son premier client.

Source : www.sante.lefigaro.fr