Nous sommes au commencement d'une quatrième révolution industrielle avec la "smart factory". Dans ce concept d'usine intelligente, les machines et les flux de production seront capables de communiquer et d'agir de manière autonome en lien avec d'autres machines auxquelles elles seront connectées en réseau intelligent via Internet. Sponsorisé par le Ministère Fédéral de Recherche et Développement depuis début 2012, les industriels allemands développent plusieurs projets sur ce thème comme « it’s owl ». Le CeBIT, salon des nouvelles technologies qui avait lieu à Hanovre du 5 au 9 mars faisait une large place à ce concept d' "Industrie 4.0" au travers de séminaires et de la présentation de produits ou projets pilotes.

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Les 4 révolutions industrielles
Selon ce concept, les 3 premières révolutions industrielles ont concernés :

  • 1780 - révolution industrielle 1.0 - les premières installations de fabrication mécanique
  • 1900 - révolution industrielle 2.0 - la production de masse fondée sur la division du travail
  • 1979 - révolution industrielle 3.0 - un réseau intelligent de fabrication autonome

Les conférences au CeBIT
Sans prétendre à l'exhaustivité, les thèmes mejeurs de conférences du CeBIT 2013 sur l'usine du futur traitaient de l'App-store pour les machines, de l'internet des objets et les smarts factories (usines intelligentes), du partage de services, de Big data et big analyse de données et de fabrication et de cloud computing.

Pourquoi est-ce important pour l'industrie allemande ?
Le secteur industrielle outre-rhin affiche une balance commerciale positive de 100 milliards d'euros par an (2011) et est l'un des principaux poumons de l'économie. L'initiative Industrie 4.0 permettra à l'Allemagne des rester leader dans ce secteur et parmi les premiers pays exportateurs de machines et de services industriels au niveau mondial. Le terme Industrie 4.0 a été forgé par les représentants des leaders industriels allemands et s'inscrit dans l'internet des objets et des services. Pour connecter les usines et les services, il est nécessaire de développer en particulier un protocole de référence d'échange standard. Et c'est ce à quoi vont s'ateler nos amis d'outre-rhin.

Allier production et Internet
Même si les premières applications ne sont attendues qu'en 2015, le grand projet allemand pourrait booster les industriels leaders du secteurs (Bosch, Siemens, ...) et les fournisseurs de machines. L'idée est de faire communiquer les machines entre elles, les objets avec les machines et les services entre eux. Bref, à coté du flux réel des objets et des machines, il s'agit de créer un flux d'information qui permette de rendre le processus de décision beaucoup plus rapide et flexible.

Usine miniature du DFKI
Dans l'usine miniature du DFKI (le centre de recherche allemand sur l'intelligence artificielle), le produit communique avec la machine qui le fabrique

Source : www.weidmuller.fr