Le Japon d'après Fukushima hésite entre une politique de relance de la filière nucléaire et les doutes sur la sécurité des centrales existantes. L'arrivée au pouvoir d'une majorité pro-nucléaire relance en effet le débat alors que dans le même temps, l'autorité indépendante pointe du doigt des risques sismiques auxquels seraient exposés 2 centrales en activité.

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Le Japon, très nucléarisé avec 52 centrales en activité et d'autres en construction

La fin de la sortie du nucléaire au Japon ?
Fukushima devait signer l'arrêt de mort de la production d'énergie d'origine nucléaire au pays du soleil levant. La victoire du Parti Libéral Démocrate (PDL) aux élections législatives le 16 décembre dernier a changé profondément la donne. Le PDL est en effet ouvertement pro-nucléaire et le le nouveau premier ministre Shinzo Abe connu pour ses positions en faveur de l'atome au Japon. Le ministre de l'économie a annoncé une révision de l'engagement de l'administration précédente de sortir du nucléaire d'ici 2040.

Mais des doutes encore sur la sureté des réacteurs actuels
Mais les travaux de l'ARN (l'Autorité de Régulation du Nucléaire), la structure indépendante mise en place après Fukushima, mettent en cause deux centrales - Higashidori sur l'île d'Honshu et Tsuruga- qui seraient construites à la verticale de failles actives. Si cela est confirmé, les compagnies d'électricité devront revoir la résistance sismique des réacteurs ou les fermer, ce qui entraînerait des conséquences financières très importantes.

Vers un mix énergétique ?
Le premier ministre souhaite prendre une décision sur la réouverture des 48 réacteurs à l'arrêt d'ici 3 ans et établir un "mix énergétique optimal" dans les 10 ans. Le Japon va t-il s'orienter vers un mix énergétique à la française avec un maintien du nucléaire (50 % visé 2025) et le développement d'énergie alternatives ?

Source : www.lemonde.fr