Le journal de 20 heures de TF1 s'en faisait l'écho le samedi 10 novembre; 4 cloches ont été descendues, en février 2011, de la cathédrale Notre Dame de Paris car elles sonnaient faux et étaient vouées à la destruction (pour être refondues dans une fonderie). Or, une communauté religieuse, l'institut Sainte-Croix de Riaumont, s'oppose à cette destruction. L'évêché de Paris reste sur sa position et souhaite leur disparition. Une saisie conservatoire a été ordonnée par une juge. Au delà de cette affaire proprement dite, s'oppose le droit de détruire un bien contre celui de le recycler, qui nous semble emblématique des enjeux futurs du développement durable.

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Les cloches de Notre Dame de paris démontées en février 2011

L'institut Sainte-Croix de Riaumont
L'institut religieux Sainte-Croix de Riaumont (Pas-de-Calais) s'est proposé de récupérer les 4 cloches pour leur offrir une deuxième vie. La communauté, qui construit une abbaye dans un chantier-école avec des scouts, en a besoin et ne pourrait pas s'offrir des cloches neuves. Alain Hocquemiller, le père prieur de Riaumont explique "J'étais même prêt à les payer pour les acquérir, d'autant qu'il nous en faut pour notre future église. On m'avait fait une estimation basse à 24.000 €.»

Droit de détruire contre recyclage de produit
Au delà de la querelle qui oppose les 2 communautés (Cathédrale de Paris contre Institut Sainte-Croix de Riaumont) et de la nature des objets en litige (des cloches à haute valeur historique et symbolique), cette affaire nous semble emblématique des questionnements actuels sur le recyclage des objets en fin de vie qui pourraient bien souvent avoir une deuxième vie dans des applications ou des fonctions déclassées (comme le propose l'institut Sainte-Croix de Riaumont).

La querrelle de clochers et du recyclage n'est donc pas encore terminée ...

Source : TF1, journal de 20 heures , 10 novembre 2012