L'année 2012 sera la première où les constructeurs automobiles pourront se voir infliger des sanctions financières dans le cadre de la réglementation européenne sur les émissions de dioxyde de carbone (CO2). La règlementation ne sera cependant pleinement applicable qu'en 2015. Mais les constructeurs ont intérêt dès à présent d'avoir un maximum de véhicules électriques de vendus car ces derniers bénéficient d'un "super-crédit".

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Les véhicules électriques bénéficient d'un super-crédit

Un constat plutot positif
A l'approche de 2015, l'Agence européenne pour l'environnement a fait le point sur l'avancement du secteur. Et le constat est plutôt positif : sur les 21 marques automobiles qui vendent plus de 100.000 véhicules par an en Europe, 15 d'entre elles avaient atteint leur objectif dès 2010.

Si l'échéance de 2012 n'inquiète pas la majorité des constructeurs, celle de 2015, en revanche, pose un certain nombre de défis. L'entrée en vigueur de la réglementation étant progressive, ce n'est qu'en 2015 qu'elle sera pleinement appliquée. D'ici là, seule une partie de la flotte livrée aux clients sera prise en compte (65 % en 2012, 75 % en 2013, 80 % en 2014), ce qui permet d'exclure du calcul les véhicules les plus polluants.

Un super-crédit pour l'électrique
De plus, jusqu'à cette date, les constructeurs recevront des « super-crédits » pour leurs véhicules roulant à l'électricité. Ces voitures compteront ainsi double ou triple. D'où l'intérêt pour les groupes automobiles de faire immatriculer des flottes électriques dès aujourd'hui, bien que ce type de motorisation n'ait pas encore trouvé véritablement son modèle économique. Pour l'instant, seul Toyota est proche de l'objectif de 2015, suivi de près par Peugeot-Citroën.

Source : www.lesechos.fr