Alcan envisage de livrer des blocs d'aluminium préformé pour les avionneurs afin de diminuer les chutes de copeaux et également de commercialiser des aluminium-lithium pour concurrencer les composites.

Contexte
L'aluminium est concurrence avec les composites fibres de carbone en construction aéronautique. Alcan, l'un des principaux fournisseurs d'aluminium sur ce marché, travaille à la mise au point d'aluminium-lithium et à la réalisation de préforme permettant de limiter le volume de copeaux (80 %) générés à l'usinage.

Alulithium
Aluminium-Lithium

Aluminium-Lithium
Global ATI, dont le plus grand centre de recherche & développement est à Voreppe, en Isère, travaille à la mise au point d’alliages d’aluminium plus léger, dit de «basse densité».

Un mélange d’aluminium, de lithium, de cuivre et d’argent permettrait de concurrencer les composites sur leur terrain. De plus, Alcan, travaille au développement de la compatibilité de ses alliages avec les composites, afin que le choix de ces derniers pour la réalisation de certaines pièces ne soient pas un obstacle à l’emploi d’aluminium pour d’autres.

Recyclage
D'après Christophe Villemain (président d’Alcan Global Aerospace, Transportation & Industry (ATI)) Alcan est aussi attaché à la mise en valeur des activités «aval», c’est-à-dire à l’usinage des pièces.

Pour le moment, lorsqu’ Alcan livre 800 tonnes d’aluminium à un avionneur pour la réalisation d’un appareil, environ 10% à 20% du métal est effectivement utilisé. Le reste repart dans les usines d’Alcan sous forme de copeaux où il est refondu.

L’idée est donc d’effectuer une sorte de pré-mise en forme des pièces afin de diminuer les volumes de métal déplacé, et donc de réaliser des économies. Une bonne opération pour Alcan qui devrait aussi voir la valeur ajoutée de sa production augmenter. Les produits finis ou semi-finis se vendent toujours plus chers que la matière première brute. Et cela répond aussi à une demande des avionneurs qui, comme les constructeurs automobiles, tendent à faire réaliser par leurs fournisseurs un nombre toujours plus important de tâches.

Source : lefigaro.fr