Depuis la chute des cours du cuivre, 40 fonderies exploitées par les entrepreneurs chinois ont fermé. Leur départ précipité a provoqué un vif ressentiment à l'égard de Pékin.

Fonderies chinoises

En république démocratique du Congo (RDC), plus de 40 fonderies de cuivre chinoises sont aujourd'hui désaffectées, leurs propriétaires ayant fui le pays dès la fin du boom des matières premières sans acquitter leurs impôts ni dédommager leur personnel. Moïse Katumbi, le gouverneur de la province du Katanga, que traverse la "ceinture du cuivre" congolaise, assure que ces chefs d'entreprise chinois ont abandonné leur fonderie simultanément fin 2008, en quelques jours à peine, alors que les cours du cuivre s'effondraient.

Minecuivre
Mine de cuivre au Congo

Lorsqu'on lui demande s'ils seront les bienvenus si le prix du métal venait à remonter, le gouverneur est catégorique. "Non, non et non. Pas tant que je serai gouverneur. Le Katanga, ce n'est pas la jungle."

Un coût de production qui n'est plus rentable
Pour les spécialistes du secteur, les fonderies congolaises peuvent produire une tonne de cuivre pour environ 3 500 dollars. Un coût de production qui permettait de coquets bénéfices quand le cours flirtait avec les 9 000 dollars la tonne, en août 2008, mais qui n'est plus viable aujourd'hui, avec un cours à 3 200 dollars.

Les fonderies achetaient du cuivre à des mineurs artisanaux (des hommes travaillant à leur compte, souvent au noir, qui extraient une large part de la production du Katanga) avant de le traiter et de le vendre à l'étranger.
En moyenne, les fonderies employaient chacune 150 personnes, raconte le gouverneur Moïse Katumbi.

Source : www.camer.be