L’opération de poteyage est utile pour refroidir l’empreinte et déposer un film de lubrifiant pour éjecter la grappe.

Poteyage_fonderie_sous_pression

Evolution de la température moule (lors du poteyage)

Les différents types de poteyage sont :

Le poteyage manuel (historiquement le plus ancien). A tendance à disparaitre dans le monde occidental sauf sur des petites séries (machines de 200 à 400 tonnes) car nécessite un opérateur par machine.

Le poteyage par buses fixes.
Des buses sont fixées sur la carcasse moule (voire intégrées dans le moule, plus rare) et poteyent l’empreinte. Difficulté de toucher des zones profondes, donc à réserver à des pièces peu profondes.

Poteyage automatique à l’huile
Toujours utilisé (bien qu’en recul) sur certaines productions en moulage du zamak.

Poteyage automatique par manifold
Un bras automatique descend dans le moule et assure par un masque (ou tête) le poteyage. Ceraines buses sont dédiées au poteyage tandis que d’autres réalisent le soufflage. Nécessite un manifold par pièce pour être reproductible.

Poteyage par robot.
Le manifold (très simple souvent) est monté sur un bras robot (installé au dessus de la machine). Ce bras robot peut assurer seulement le poteyage ou bien assurer la prise de pièce et poteyer en même temps. Le poteyage par robot est plus pénalisant en temps de cycle, mais plus flexible et peut premettre d’avoir une tête de poteyage unique pour plusieurs fabrications.

Poteyage sec.
C’est la tendance qui s’est développée depuis une dizaine d’années (1995-2005). Plusieurs fournisseurs ont développés des principes reponsant sur la dissociation du refroidissement (par eau) et de la pulvérisation.

Il existe donc :
Le poteyage par poudre électrostatique ou par turbine et poteyage très concentré. Le poteyage sec est intéressant à condition d’avoir un refroidissement de moule interne par circuits d’eau efficace.

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Comparatif (sur un même moule) des températures de surface entre poteyage traditionnel (à l'eau) et poteyage sec (sans eau). Moule plus chaud de 80°C (dans notre cas) avec le poteyage sec.

Notre avis :
Le poteyage est l’une des opérations les plus compliquées (buse bouchées, …) à maitriser et impactant aussi bien le temps de cycle (jusqu’à 30 % du temps total) que la santé des pièces (risque de porosité importante). Passer du temps à optimiser son poteyage n’est pas du temps de perdu, bien au contraire. Un technicien « expert poteyage » devrait être nommé dans chaque fonderie qui serait « le référent métier poteyage » et aidrerait ses collègues (technicien metteur au point) à conduire des plans de progrès sur le poteyage.
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Tête de poteyage (entre les plateaux machine)

Quelques idées :
- Installer en systématique des compteurs volumétriques individuels par machine pour suivre et relever les consommations de produit de poteyage
- Avoir une fiche de relevé des points d’impact
- Réduire la quantité de poteyage
- La durée de poteyage est un multiple de la puissance machine (600 tonnes = 6 sec de poteyage et 1500 tonnes = 15 sec de poteyage). Rajouter 1 à 2 sec par tiroir.
- Poteyer à l’eau au début avant de pulvériser le produit de poteyage.
- Privilégier le refroidissement interne (circuit d’eau et puits) dans le moule


Juillet 2008